Parfois, nous nous sentons contrarié/es, ou pas d’accord, et nous n’arrivons pas à le dire.
Parfois, nous nous sentons tristes, et nous n’arrivons pas à le dire.
Parfois, c’est la colère ou la rage qui ne s’expriment pas et restent coincées à l’intérieur de nous.
Ça peut être aussi la frustration, la peur ou la culpabilité qui restent non-dites.
Et parfois c’est la joie, l’amour, l’élan de vie, l’excitation, l’enthousiasme, nos désirs et aspirations profondes qui se terrent profondément.
Plus ou moins profondément en réalité, car ce qui est là est là et finit toujours par s’exprimer, d’une façon ou d’une autre. De façon sourde, ou au contraire, de façon agressive ou violente. Contre l’autre. Ou alors parfois, nous le retournons contre nous-même.
C’est terrible. Ça peut créer beaucoup de souffrances, de douleurs, de déchirements, de disputes.

Parfois, nous nous sentons englué/es, bloqué/es, coincé/es. Nous voudrions dire ou faire, mais c’est comme si nous étions attaché/e ou bailloné/e. Et nos réponses sont à mille lieux de ce que nous vivons vraiment.

C’est douloureux, et en même temps, c’est normal de sentir cela. Si nous sentons cela, c’est que nous sommes en contact avec notre carapace. Alors nous nous sentons étriqué/es. Et c’est plutôt bon signe. Ça veut dire qu’il y a un début de prise de conscience. Et la conscience est le début de la libération.


Comment nous construisons notre carapace

Qu’est-ce que cette carapace ?
On l’appelle aussi masque, voile, filtre, glu, prison… (Faux-Self en Gestalt).
C’est à la fois une protection et une prison.
C’est important de comprendre qu’avant d’être une prison, elle a été une protection. Qu’elle a été nécessaire à notre développement.
Mais alors qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que nous choisissions, à un moment donné de notre vie, d’installer cette protection en nous ?
Les possibilités sont multiples. Voici des exemples de ce qui a pu se passer :

– Premier exemple :
L’enfant a un besoin vital : celui d’être aimé. Et il va tout faire pour vivre cette expérience de se sentir aimé. Et pour recevoir de l’amour, il va avoir tendance à répondre aux attentes de ses parents (ou adultes référents). L’enfant sent. Il est connecté à ses parents et il sent les attentes, conscientes ou inconscientes, que ces derniers projettent sur l’enfant. Même si ce n’est pas dit, même si c’est inconscient, l’enfant sent tout cela. Et il va avoir tendance à y répondre. Pour être aimé. Et même si ça ne lui correspond pas, il va coller aux attentes de ses parents. Il va donc s’habituer à se comporter différemment de ce qui lui correspond vraiment. Ainsi, si des parents veulent que leur enfant fasse des études supérieures, ils vont l’exprimer à l’enfant, même si c’est inconsciemment. Et ça peut commencer très tôt, avec la pression des résultats et de la réussite scolaire. Et l’enfant va capter cela. Et il y a de grandes probabilités qu’il réponde parfaitement à cette attente. Parfois, la confusion est telle que l’enfant peut avoir l’impression d’avoir fait le choix de son parcours et de ses études. Mais en fait, ce n’est pas forcément le cas. Si les attentes de ses parents correspondent à ce qu’il est, on peut imaginer que l’enfant pourra s’épanouir puisqu’il est dans sa voie. Mais si son cœur l’appelle pour écrire, peindre, sculpter ou faire des films, on comprend que son parcours scientifique peut être vécu comme une véritable torture. La réalité intérieure de cette personne est : « je me sens artiste peintre », et ce qu’elle montre à l’extérieur est : « je suis scientifique ». On voit le fossé et l’ampleur de la souffrance que vit cette personne.
Il peut également arriver que l’enfant n’arrive pas à être à la hauteur des attentes de ses parents. Il y aura là aussi un impact fort, au niveau de l’estime de soi, pour cet enfant qui portera la déception de ses parents.

Cette impression de « je suis aimé si je réponds au attentes de mes parents » peut être amplifiée toutes les fois où les parents se fâchent et que l’enfant imagine que ses parents l’aiment moins ou le rejettent. Bien sûr, il se peut que l’enfant vive bien les recadrages de ses parents. Surtout si ces recadrages sont justes, bienveillants et bien expliqués à l’enfant. Mais il se peut aussi, que l’enfant se sente moins aimé ou rejeté, même si ce n’est ni l’intention des parents, ni la réalité. Il se peut que l’enfant ancre cette confusion entre l’amour (qui est inconditionnel) et le désaccord (qui est conditionnel). S’il ancre cela, il fera tout pour éviter ces situations où il se sent moins aimé ou rejeté. Il se comportera donc davantage en bon petit garçon parfait ou gentille petite fille parfaite. Non pas par compréhension profonde du sens du recadrage, mais par peur d’être rejeté ou moins aimé. Bien sûr, tout cela risque d’être amplifié si les parents eux-même confondent amour inconditionnel et désaccord conditionnel et disent, à leur enfant, des phrases du type : « Je ne t’aime pas quand tu fais ça ! ». Ou si les parents sont violents physiquement ou dans les mots qu’ils utilisent. S’il y a dévalorisation ou humiliation.

– Autre exemple :
Exemple d’un enfant qui vit dans un environnement (en particulier sa famille) où les émotions ne sont pas accueillies, ou dévalorisées, voire interdites.
Émotions dites négatives, comme la peur, la colère ou la tristesse, etc. Ou positives, comme la joie, l’enthousiasme, l’élan, l’émoi, etc. Il y a des climats familiaux parfois comme ça, où on n’a pas le droit de s’amuser, de jouer, de rire, où tout est sérieux. Ou au contraire, des climats familiaux où on n’a pas le droit d’éprouver de la colère, de la peur, de la tristesse, ou du dégoût. Il n’y a pas de place pour ça. C’est rejeté, moqué, ou sévèrement puni. Et l’enfant fait parfois l’expérience du rejet de ses émotions, ou de la dévalorisation, ou de l’humiliation, ou de la honte, etc. alors, il va d’abord penser que les émotions sont quelque chose de négatif. Puis, à force de répétitions d’expériences où son environnement, rejette les émotions et le lui fait bien comprendre, il va finir par le croire et par adopter ce mode de fonctionnement. Il va se couper de ses émotions. Parce qu’à ce moment-là de sa vie, c’est ce qu’il a trouvé de plus ajusté pour continuer sur son chemin.

Dans ces climats, il y a des forts risques que l’enfant vive également la non-régulation de ses émotions. Il faut savoir que le cerveau d’un enfant n’est pas achevé et n’est pas paré pour réguler seul ses émotions. Et que c’est aux adultes de l’aider à les réguler. Si les émotions ne sont pas régulées, l’enfant risque fortement d’être dépassé par ses émotions. Et il restera débordé et envahi par elles. Ou alors, ce sera tellement insupportable qu’il finira par se couper d’elles. Il se coupera de la réalité de ce qu’il vit, de cette souffrance. Et se fera croire que « ce n’est rien » ou que « tout va bien »…Alors que ce n’est pas du tout le cas. Que c’est complètement faux. Mais c’est la meilleure stratégie qu’il trouve, à ce moment là de sa vie. Et il se fait croire que c’est vrai et que ses émotions vont disparaître.
Dans ces exemples, l’enfant répond aux attentes de ses parents, de son environnement. Il se montre comme ce qu’il croit être la personne parfaite. Même si cela n’a rien à voir avec ce qu’il est vraiment. Il fait cela pour recevoir de l’amour, se protéger (de la dévalorisation par exemple), et éviter de TROP souffrir.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que ces fonctionnements deviennent des mécanismes inconscients bien ancrés, des réflexes inconscients.
Quand nous ne sommes pas vraiment nous-même, nous sommes ce que les autres attendent de nous.

Bien sûr, tout le monde ne vit pas cela avec le même degré d’ancrage. Car nous ne vivons pas toutes et tous, telle ou telle situation, de la même façon. Notre intériorité vit les expériences de façon singulière. On comprend donc que les impacts sur nous varient et que les carapaces sont plus ou moins épaisses, plus ou moins ancrées.
Mais quelque soit l’épaisseur de notre carapace, elle a un impact sur nous, nos relations et notre vie.

mur ombre

Le poids de ma carapace

A- L’impact sur soi :
Ce qu’il est bon de savoir, c’est que la tenue de notre carapace ne se fait pas toute seule. Même si les mécanismes se mettent en route automatiquement, en même temps, ça ne se fait pas tout seul. Ça demande de l’énergie. Beaucoup d’énergie.
Comme nous l’avons vu plus haut, il y a un décalage entre ce que nous ressentons et ce que nous montrons à l’extérieur. Et ça a un coût énergétique de mettre tous ces mécanismes en route, pour éviter de montrer ce qui se passe réellement à l’intérieur de soi. C’est comme si on se cachait dans une armure du moyen-âge, très lourde et qu’il fallait tout faire normalement avec, et qu’en plus nous devons faire en sorte que personne ne s’aperçoive de rien… Voilà ce que ça nous coûte. C’est lourd. C’est un effort intérieur important, conséquent. Une véritable lutte intérieure. Ça crée des tensions. On se sent étriqué. On étouffe.
C’est une véritable lutte intérieure car notre véritable nature, ce que nous vivons réellement, est cachée, enfermée dans cette carapace. Nous montrons et faisons ce que les autres attendent de nous (ou ce que nous croyons que les autres attendent de nous), pour nous sentir aimé/e, et cachons la vérité de ce qui se passe en nous, car nous avons peur que cette vérité déplaise à l’autre, que l’autre nous rejette, qu’on nous aime moins ou qu’on nous dévalorise. Tout se fait au détriment de nos véritables besoins, de nos aspirations profondes, nos réels désirs.
C’est terrible et difficile quand on vit cela. Nous faisons tout pour recevoir de l’amour et de la reconnaissance, mais même quand les réponses de l’environnement sont positives, cela ne nous apporte pas de satisfaction.. Car ce que nous recevons ne correspond pas à nos véritables besoins. Un étudiant en sciences, qui au fond de lui se sent en réalité artiste peintre, ne sera pas réellement comblé de réussir ses examens. Il y a en lui un tel abysse entre cette réussite scientifique qui ne lui correspond pas, et son besoin vital de peindre qui est abandonné ou peu pratiqué. C’est peindre qui lui apporterait une véritable satisfaction, qui le nourrirait, lui apporterait le bonheur, la joie, l’épanouissement. La réussite scientifique, qui n’a pas de sens pour lui, a un goût bien fade à côté, amer, et peut même le dégoûter. Plus le décalage est grand entre la réalité intérieure et l’illusion que l’on donne à l’extérieur, plus la souffrance est grande. Plus il y a de frustration, de manque. Et cela peut entraîner beaucoup de tristesse, de colère, voire de la rage, de la dépression, des besoins de compensations, et donc des addictions et troubles du comportement.
De plus, il y a un risque supplémentaire : celui de la hausse de l’exigence envers soi-même. Étant donné que l’insatisfaction est forte, les moyens mis en actions pour obtenir de la satisfaction risquent d’être de plus en plus importants. Mais l’insatisfaction reste là, et c’est un véritable cercle vicieux qui s’installe.
Pour nous protéger, nous sommes souvent sur le qui-vive, voire sur la défensive. Cela peut nous amener à devenir agressif/ve.
Quand en plus de tout cela nous vivons des échecs, nous prenons un coup de massue supplémentaire. L’estime de soi en souffre. Parce que nous voulons la perfection et que nous sommes mis face à la réalité de notre imperfection. Cela peut être insupportable pour certaines personnes.

B- Des relations aux autres biaisées :
La plupart d’entre nous avons besoin d’être aimés inconditionnellement, tels que nous sommes, pour qui nous sommes vraiment.
Quand nous vivons avec notre carapace, nous sommes coupés de notre Être véritable, de qui nous sommes vraiment. Nous nous cachons. Ce que nous montrons aux autres n’est pas qui nous sommes vraiment. Nous montrons autre chose que notre véritable nature, et donc nous sommes aimés pour autre chose que ce que nous sommes vraiment. Les autres apprécient certaines de nos qualités ou réussites, alors que cela ne nous correspond pas. Cela peut nous amener à fréquenter des personnes avec qui nous n’avons pas réellement d’affinités. Des personnes très bien, mais avec qui nous n’avons pas vraiment de feeling, et avec qui nous avons du mal à partager tel que nous aimerions vraiment le faire.

Nous voulons être aimés pour qui nous sommes, mais nous sommes aimés pour autre chose
Nous rêvons de relations authentiques, mais nous nous protégeons dans notre forteresse, d’où rien de véritable ne peut sortir, ou pas grand-chose…
Il y a un mur, là, qui empêche le vrai contact, les échanges véritables, les échanges vivants, nourrissant, vivifiants.
Terrible, n’est-ce pas ?

Ainsi, nous voyons que la carapace nous protège, et en même temps, à quel prix ?

faux

Comment me libérer de ma prison ?

Nous pouvons nous libérer de notre prison/protection.
Oui, car c’est possible ! Et il est toujours temps !

La vérité, c’est que ce mécanisme de protection que nous avons mis en place dans notre enfance a été salvateur à cette période de notre vie. Il a été utile. C’était la réponse la plus juste que nous avons trouvé, avec les ressources que nous avions à ce moment de notre vie. Et en même temps, aujourd’hui ce mécanisme nous coûte et n’est plus utile, cas nos ressources et/ou notre environnement a changé.

La bonne nouvelle, c’est qu’on peut changer de mécanisme. On peut se libérer du vieux mécanisme et le remplacer par un mécanisme plus ajusté pour soi dans l’ici et maintenant.
Comment faire ?
Il y a plusieurs pistes. En voici quelques-unes :

A- S’aimer inconditionnellement. Ou du moins, comme ça prend du temps pour y parvenir complètement, disons : aller de plus en plus vers l’amour inconditionnel envers soi-même. Bien sûr, il y a un lien avec les autres. Si j’arrive à le faire pour moi, alors ça se fera naturellement avec les autres aussi, petit à petit.
S’aimer soi-même avec ses imperfections, ses limites, ses failles. Aïe Aïe aïe. Hé oui ! Même avec ses failles. Accepter ses failles. Oser les dire, sans trouver ça grave, et tout en continuant à se sentir digne. Se sentir digne avec ses failles. Elles ont leur raison d’être. Elles ne sont pas là par hasard. Elles ont des choses à dire, elles aussi. Et certaines sont peut-être là juste pour nous faire accéder à l’amour inconditionnel. Alors, oui, c’est normal d’être imparfait/e. Normal d’être imparfait/es dans nos comportements. C’est normal d’être imparfait/e physiquement. C’est normal de ne pas savoir certaines choses. C’est normal de ne pas savoir faire certaines choses. Ça fait du bien même de juste se dire cela, n’est-ce pas ? « Oui, j’ai le droit de ne pas savoir certaines choses », « Oui, c’est normal que mes comportements soient imparfaits », « Oui, je suis imparfait/e ». Je ne peux que vous inviter à vous dire ces choses là et à savourer ce que ça vous procure de vous le dire, avec votre cœur. Déjà rien que ça, ça peut être très libérateur. Ça peut vous emmener vers de nouveaux chemins. Ainsi, au lieu de continuer à faire semblant de savoir quelque chose, alors que vous ne savez pas, au lieu que cela vous emmène dans des situations dont il est difficile de se sortir par la suite, goûtez ce que ça fait de dire, tout simplement : « je ne sais pas », tout en vous sentant digne avec le fait de ne pas savoir. Ou encore, quand vous avez un comportement maladroit et que cela a blessé quelqu’un (une parole blessante par exemple), goûtez ce que ça fait d’aller vous excuser, de dire simplement : « j’ai eu tort ». Ah ! Pas simple parfois car l’égo se défend. Il craint la honte, le rejet, et toute réaction qui le fera se sentir encore plus nul, ou pas aimé. Mais si je fais cette démarche avec mon cœur, cela change tout. Si je vais parler à la personne que j’ai blessée et que je reconnais mes torts simplement, humainement, alors je vais probablement ressentir une grande libération et un bien-être profond. Parce qu’il se sera passé quelque chose de réparateur dans le lien avec cette personne. Et comme nous sommes des êtres relationnels, l’effet est immédiat dans ces cas-là. En réalité, c’est l’entêtement qui risque le plus d’attirer le rejet. Tendis qu’une personne qui sait reconnaître ses torts avec son cœur inspire confiance.
Je sais que ce n’est pas simple car nous sommes formatés à être parfait/es, sans failles, sans faiblesses. Pas le droit à l’erreur. Pas le droit de se tromper. Il faut être parfait/e. Sauf que c’est une illusion. Nous avons des failles, nous avons des faiblesses, nous avons des imperfections, et ça nous coûte cher, en énergie et en qualité de relation, de les cacher. Alors qu’en réalité, il est plus simple, ô combien plus simple de lâcher la perfection et de s’autoriser à être… un être humain, tout simplement.
À chaque fois que j’y parviens, à chaque fois que j’ose dire mes imperfections, je ressens une réelle libération. Et ce qui me fait du bien aussi, dans les situations où je me suis excusée, c’est de sentir à quel point c’est BON, car c’est juste aussi pour l’autre, et que ça lui fait du bien.
Ce qui est bon aussi en vivant ces expériences, c’est d’intégrer que l’amour n’a rien à voir avec le comportement. Je suis aimée, aimable et digne d’amour, quelque soit mon comportement. Et ça c’est essentiel. Cela aussi aide à accepter nos imperfections.
Il est vrai aussi qu’avec cette notion de se sentir digne avec ses imperfections, aide à entrer plus facilement en contact avec les autres. Car on a moins peur d’être moqué/e, dévalorisé/e ou humilié/e. Si je sais que j’ai cette faille, et que je me sens digne avec, je ne crains plus rien. Il y a bien sûr un lien direct entre cela et l’authenticité. Se sentir digne avec ses failles permet de se montrer tel/le qu’on est de façon détendue.
Et là, dans ces moments où j’arrive à déposer ma carapace sur le chemin, à déposer les armes, à me montrer vulnérable, avec mes failles, là, c’est là que je me sens libre et légère, si légère… que j’en arrive à rire des broutilles. Car ce qui me paraissait si grave me parait si petit, là, à cet endroit où j’ai déposé ma carapace. Comme je me sens bien, libre de ma carapace ! Tout est si simple.

B- Se voir, s’accepter dans son entièreté. Nous avons à la fois un corps et des sensations physiques, des émotions, des pensées et des croyances, et une partie plus subtile qu’on appelle parfois « Être profond/véritable ».
– Une personne qui a tendance à être beaucoup dans l’intellect et/ou dans l’action, dans le FAIRE (car c’est son refuge en réalité), va avoir tout intérêt à descendre plus régulièrement dans son cœur, dans son corps et dans son Être. Sortir un peu plus de sa tour d’ivoire et aller plus à la rencontre des autres, de cœur à cœur, d’Être à Être. Cela change tout au niveau des relations. On est vraiment en lien, avec soi, avec son inspiration/intuition, avec les autres, et donc on se sent moins isolé/e, plus aimé/e, plus entendu/e et compris/e, plus respecté/e. Et cela amène encore plus de confiance en soi, en les autres et en la vie. C’est un cercle vertueux.
– De même il est salvateur de redonner leur place aux émotions. Cela vaut vraiment le coup de leur ouvrir la porte et d’aller explorer cet espace plein de richesses et de réponses vitales.
– Il y a également le monde de nos besoins véritables et de nos désirs profonds. De quoi j’ai besoin là maintenant ? Qu’est-ce que je veux vraiment faire là maintenant ? Et dans ma vie ? Il est essentiel de prendre du temps pour soi, d’avoir conscience de ce dont on a vraiment besoin et de ce qu’on désire vraiment. Personne ne le fera à notre place. C’est à nous de nous offrir ça.
– Enfin, repérer nos croyances limitatives est très important aussi. Parce que parfois, on a vraiment le désir profond d’accomplir telle chose, mais ça ne se fait pas. Il y a un blocage. Les blocages sont souvent liés à nos croyances limitatives. Elles sont parfois très inconscientes. Ainsi, si une partie de moi croit que je suis nul/le, alors ça va être difficile de réussir mon projet, de ne pas le saboter, de ne pas me mettre des battons dans les roues, inconsciemment. Alors que si j’en prends conscience, je vais pouvoir m’en libérer et transformer cette croyance.

femme chrysalide grande

C- Si tout cela nous donne envie d’évoluer, c’est super. Et en même temps, rappelons-nous qu’il est bon d’avancer à notre rythme. Nous n’allons pas tout de suite devenir tout à coup profondément confiant/e en nous, en les autres et en la vie. Ce serait encore se mettre la pression et vouloir une autre forme de perfection, là tout de suite. Il est plus doux de lâcher ça, et d’accepter que les choses prennent du temps. Et que de toute façon, rien que d’avoir l’intention d’évoluer procure déjà du bien-être.
La confiance (en soi, les autres, la vie) se construit. Là encore il s’agit d’accepter. Accepter notre rythme. Nous sommes dans un monde où l’intégration prend du temps. De même que la graine a besoin de temps pour donner une fleur, une plante, ou un arbre, nous avons besoin de temps pour nous sentir confiant/e. Et là aussi c’est normal. Ce n’est pas une imperfection, c’est une loi de la nature. Alors autant en faire son alliée et surfer sur la vague de la lenteur.
Depuis plusieurs années, j’ai une phrase qui m’accompagne, m’encourage, me rassure et me porte : « Patience et persévérance ». Voilà comment je suis arrivée là où j’en suis aujourd’hui : avec de la patience et de la persévérance. Trouver ce juste milieu entre avancer toujours et accepter mon rythme. Et bien je peux vous témoigner qu’on en parcourt du chemin de cette façon là !

Voilà des pistes passionnantes, n’est-ce pas ?

S’aimer telle qu’on est, se sentir digne avec ses imperfections, se connecter à son corps, à son cœur, à son Être véritable, explorer ses émotions, ses pensées, et ses croyances.

Et garder le cap : libération et authenticité. Aller vers ça, de plus en plus, avec nos bonnes amies : Patience et Persévérance.

Et parfois, sur notre chemin, nous sentons que nous n’arrivons pas à avancer seul/e, nous avons l’impression de tourner en rond. Alors, dans ces moments-là il peut être bon de se faire aider, d’accepter de se faire accompagner par une personne qui nous comprend et qui nous aide à nous comprendre, à y voir clair et à transformer ce qu’il y y a à transformer. Et je peux vous dire que la Gestalt, pour ça, c’est très efficace !

Je vous souhaite d’abandonner votre carapace aussi souvent que cela vous est possible de le faire.
Je vous souhaite une belle route, pleine de belles et délicieuses aventures !

Auteure du texte : Isabelle Dinckel

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