Bien élever mon enfant, le rendre heureux, oui !… mais comment ?

Bien élever mon enfant, le rendre heureux, oui !… mais comment ?

Vivre avec son (ou ses) enfant en harmonie, dans la bienveillance, l’épanouissement et le respect mutuel, c’est possible.
Mais alors…

Pourquoi des parents se sentent parfois démunis concernant l’éducation de leur enfant ?
Qu’est-ce qui fait qu’un parent n’arrive pas à poser des limites à son enfant ?
Qu’est-ce qui fait qu’un parent pose des limites qui étouffent son enfant ?
Cela arrive. Ce sont des questions fondamentales et passionnantes.

.

Élever un enfant est une chose complexe.
Chaque parent fait du mieux qu’il peut, avec ce qu’il a reçu et ce qu’il connaît.
La plupart des parents veulent sincèrement et profondément le bonheur de leur enfant. Et ils croient bien faire, même quand ce n’est parfois pas le mieux pour leur enfant. C’est très touchant.

.
Certains comportements ou choix du parent vont être tout à fait ajustés et bon pour l’enfant, dans le sens où ils vont l’aider à se développer de façon heureuse et harmonieuse. Mais d’autres comportements et d’autres choix vont être néfastes pour l’enfant. Cela peut être difficile à entendre, surtout pour les parents qui veulent à tout prix être parfaits. Mais soyons clairs : la perfection n’existe pas. L’excellence oui, mais pas la perfection. Aucun parent ne fait jamais d’erreurs. Ça n’existe pas. Vous pouvez vous détendre. C’est normal de faire des erreurs.
Le tout est d’en tirer les leçons et de tenter de faire mieux à chaque fois. Accepter d’être imparfait permet de se sentir digne avec ses failles, d’accepter de voir ce qu’on n’arrive pas à faire, ou ce qu’on fait de travers, et de s’améliorer. C’est une clé importante pour son propre bien être et celui de son enfant. Ça ouvre la porte du mieux. Et quelle merveilleux modèle pour l’enfant que celui du parent qui accepte ses failles et se sent digne avec !

La plupart du temps le parent ne se rend pas compte que ce qu’il fait peut nuire à son enfant. Sinon il ne le ferait pas. Il y a donc ici la question de la conscience. D’être conscient de ce qui se joue, de ce qui se passe, pour soi et pour son enfant.

.
L’intérêt de cet article est d’apporter des éléments de réponses aux parents qui s’interrogent sur la question.

 

.

La plupart du temps, les parents s’appuient sur ce qu’ils ont intégré de leur propre éducation, ou bien, s’ils ont conscience que cette éducation a eu un impact négatif sur leur propre développement, ils font l’inverse, ce qui n’est pas forcément bon non plus pour leur enfant.

Par exemple, si une personne a eu une éducation avec un cadre rigide et étriqué qui l’a étouffé, elle pourra vivre un rejet du cadre et avoir de la difficulté à poser des limites. Or, l’enfant a besoin de limites. Des limites justes. Sans limites, l’enfant va par exemple croire qu’il peut tout se permettre et qu’il est le centre du monde (enfant roi), et il ne va pas respecter le monde qui l’entoure. Ou alors il va vivre beaucoup d’anxiété.
Autre exemple : si un adulte n’a pas eu suffisamment de cadre dans son histoire, ça va être difficile pour lui n’en offrir un à son enfant car il n’a pas eu de modèle et ne sait pas bien faire. Alors il va probablement reproduire le cadre insuffisant, ou au contraire apporter de la rigidité qui est en réalité de la maladresse.

Beaucoup de choses se jouent au niveau du cadre.

.
L’enfant a besoin d’un cadre bienveillant, juste et bon, qui lui apporte de la sécurité et qui lui permet de s’éveiller et se développer de façon optimale.
C’est justement là qu’est la complexité : trouver ce cadre optimal.

C’est quoi un cadre optimal ?
.

Ce qui aide, c’est de se poser cette question : quel est l’intérêt le plus élevé de mon enfant ?
Élever.
Le sens premier de se terme est très parlant. Élever veut dire : « hisser, lever, soulever« .
Bien élever son enfant, c’est le porter vers le haut, vers la meilleure version de lui-même.
Or, de nos jours il y a parfois une confusion entre « bien élevé«  et « obéissant« . Pourtant c’est bien différent. L’intention est différente. Et les résultats également.
La définition d’obéir est : « se soumettre à la volonté de quelqu’un, à un règlement, exécuter un ordre« . Il y a ici la notion de se soumettre qui est bien éloignée de la liberté d’être et de l’épanouissement. Mais qui a envie d’être soumis ? Ça vous plairait à vous d’être soumis/e ? Non ? Et bien les enfants non plus n’aiment pas ça. Et c’est légitime.

Certes, on peut comprendre le côté agréable d’avoir un enfant à la maison qui obéit au doigt et à l’œil. Qui fait ce qu’on lui demande sans rechigner. C’est vrai que ça a un côté pratique. Mais l’enfant est-il là pour nous rendre la vie pratique ? Est-ce que le but est de faire de notre enfant un être soumis ? Car si on le soumet, il va intégrer cela et se développer avec. Il deviendra un adulte soumis ou un adulte révolté. Dans les deux cas, il ne sera ni épanoui, ni en paix.
Et puis, il y a des parents qui ont justement vécu dans ce genre de cadre autoritariste et qui du coup préfèrent le laxisme. Cela se comprend mais n’est pas non plus ajusté pour l’enfant car il ne répond pas non plus à ses besoins.


.
Si vous voulez participer au bonheur de votre enfant, alors vous aurez besoin… de connaître ses besoins !
De quoi un enfant a t-il besoin ?

Un enfant a besoin de se sentir aimé. Aimé tel qu’il est et pour ce qu’il est (amour inconditionnel). Il a également besoin de se sentir considéré, important, cher au cœur de son adulte référent. Il a besoin de sentir qu’il compte, qu’il a sa place.

Un enfant a besoin de se sentir entendu et compris. Que sa parole soit accueillie. Ses émotions aussi. Ses sensations physiques. Et ses pensées. Il a besoin et il a le droit, lui aussi, à la liberté de penser. C’est aussi comme cela qu’il va se sentir considéré et avoir sa place.
L’enfant a besoin d’avoir le droit de se tromper, de faire des erreurs, de ne pas savoir.
L’enfant a besoin d’être encouragé, soutenu dans ses efforts et ses projets. Que ses réussites soient validées. Que ses échecs soient accueillis avec bienveillance.
L’enfant a besoin de limites
justes, simples et claires. Il y a des moments où certaines choses ne sont pas acceptables et l’enfant a besoin de l’entendre.
L’enfant a besoin de
cohérence. Cela le sécurise énormément. Un adulte qui n’applique pas les valeurs qu’il impose à son enfant va apporter beaucoup de confusion à l’enfant. Un adulte qui incarne ces valeurs va apporter beaucoup de sécurité à l’enfant.

.
Quand ces besoins sont comblés en grande partie (disons au moins à 80 %), cela va lui apporter beaucoup de sécurité. Ainsi que de l’estime de lui-même. Et les deux ensemble vont lui permettre de construire une bonne confiance en lui-même, en les autres et en la vie. Ingrédients nécessaires pour que l’enfant apporte ce qu’il a de meilleur dans ce monde.
80 % c’est suffisant. Là encore vous pouvez vous détendre et lâcher la perfection illusoire.

.
En fait, l’enfant a les mêmes besoins qu’un adulte. En résumé, ce sont les valeurs telles que : bienveillance, respect, non-jugement, liberté de penser, liberté d’expression, soutien, encouragements. Si vous relisez ce que qui est écrit sur les besoins de l’enfant, il y a de grandes chances pour que vous reconnaissiez que ce sont des choses que vous aimeriez recevoir vous aussi, dont vous avez besoin vous aussi. Ces besoins sont légitimes, aussi bien pour l’enfant que pour l’adulte.

.

Autre besoin de l’enfant (et de l’adulte) :

L’enfant a besoin d’être accueilli dans sa différence. Car il n’est ni son père, ni sa mère. Ni personne d’autre. Il est qui il est. Un être unique et singulier. Et le plus beau cadeau qu’un parent puisse offrir à son enfant c’est de justement l’accompagner dans la découverte et le déploiement de qui il est vraiment. Quand un parent parvient à s’ouvrir et se demander : « Qui est mon enfant ? Quelle est sa singularité ? Qu’est-ce qui le fait vibrer dans la vie ? Quelles sont ses forces et ses faiblesses ? », quand le parent parvient à accueillir son enfant tel qu’il est, à l’aimer tel qu’il est, quand il l’aide à se sentir digne avec ses failles, alors quel merveilleux cadeau pour l’enfant !
Avez-vous reçu cela quand vous étiez enfant ?

Soyons clairs : un parent qui veut que son enfant soit comme lui va droit dans le mur et emmène son enfant dans le mur également. C’est dur et ça fait mal. Ça amène l’enfant à jouer le rôle de celui qu’il n’est pas pour faire plaisir à son parent. Car en réalité, l’enfant fait tout pour répondre aux attentes de son parent.

.

Autre besoin essentiel pour l’enfant : le cadre. Un cadre juste et bienveillant. Un cadre qui a du sens pour l’enfant.
Ce cadre ne fonctionne que si l’adulte l’incarne.
Si un adulte dit ce qu’il est bon de faire mais ne l’applique pas lui-même, il y a peu de chances pour que l’enfant intègre. Car l’enfant apprend surtout par mimétisme. L’enfant est une éponge à comportements, en particulier ceux de ses parents.
Ce n’est pas parce qu’un enfant obéit qu’il a intégré la valeur demandée. L’enfant obéit par peur, sans avoir intégré. Il se soumet. Mais la soumission et la peur n’ont jamais permis à qui que ce soit (enfant ou adulte) d’intégrer des valeurs. Il n’y a qu’une chose qui permette d’intégrer des valeurs : c’est de côtoyer des personnes qui les incarnent.
Exemple tout simple : la plupart des enfants sont complètement déconnectés avec le sens du remerciement. Soit ils ne disent quasiment jamais merci, soit quand ils le disent, c’est par habitude, par politesse, à la va vite sans penser à ce qu’ils disent, ou parce qu’on le leur demande. Et ils le disent tout en étant clivé de la gratitude du cœur, et du véritable sens du merci qui est la reconnaissance du bon que l’autre nous apporte.
A contrario, un enfant en contact avec des adultes qui incarnent les valeurs (bienveillance, respect, non-jugement, soutien, etc), vont intégrer ces valeurs.

.

Après tous ces besoins énumérés, questionnez-vous : Qu’avez-vous reçu (ou pas reçu) quand vous-même étiez enfant ? Et que reproduisez-vous de ces schémas, ou quels inverses effectuez-vous ? Peut-être pas tout le temps, mais par moments.
Questionnez-vous sans vous flageller (vous aussi avez le droit de ne pas tout savoir, de ne pas tout bien faire) : connaissez-vous les besoins de votre enfant ? Ses aspirations ? Ses rêves ? Ses désirs ? Ses couleurs préférées ? Ses jeux préférés ? Ses animaux fétiches ? Ses vêtements préférés ? Sa singularité ? Savez-vous ce qu’il traverse en ce moment ? Ses joies ? Ses peurs ? Ses inquiétudes ? Ses tourments ? Connaissez-vous ses amis, ce qu’il partage avec eux, ce que ça lui fait vivre ? A t-il des amis ? Si non, savez-vous ce qui se passe ? Savez- vous à quel point il vous aime ? Lui avez-vous dit à quel point vous l’aimez ? A quel point vous êtes fièr/e de lui/elle ? Est-ce que vous prenez le temps de l’écouter vraiment ? Est-ce que vous prenez le temps d’accueillir sincèrement ses émotions ? Est-ce que vous prenez le temps de le comprendre, de vous mettre à sa place ? Est-ce que vous le réconfortez quand il en a besoin ? Est-ce que vous arrivez à lui poser des limites justes et constructives, sans rigidité ?
Et question subsidiaire : est-ce que vous vous apportez cela à vous même ?

.

Certains parents se sentent parfois démunis.
Et pour cause, l’enfant est un miroir de notre propre vécu d’enfant. Cela réveille parfois des expériences inachevées douloureuses de notre propre histoire. Beaucoup de choses se rejouent pour le parent en présence de son enfant. Le passé inachevé remonte à la surface. C’est parfois difficile. Tout ce qui n’a pas été digéré émerge. Tout ce qui n’a pas été métabolisé émerge. C’est naturel et ça peut être un merveilleux levier de transformation positive pour le parent. Car il peut s’en servir pour prendre conscience de ce qu’il n’a pas digéré. Les prises de consciences sont la première étape du changement. Cela demande d’accepter de voir les choses en face. Cela demande du courage. Cela demande d’accueillir ses propres émotions, chagrins, faiblesses. Or, ce n’est pas toujours simple quand nos propres émotions, chagrins, faiblesses n’ont pas été accueilli dans notre enfance.

Ce qui aide c’est de se reconnecter à l’enfant qu’on a été, à notre enfant intérieur. Se souvenir que ce n’est pas toujours simple d’être un enfant. Car l’enfant est vulnérable et fragile. Votre enfant intérieur a lui aussi besoin d’être entendu, considéré, respecté, reconnu dans ses joies, ses rêves, ses douleurs et ses peurs.
Et la bonne nouvelle est qu’il est toujours temps ! Que c’est toujours possible ! Et plus vous parviendrez à vous accueillir vous-même, accueillir votre enfant intérieur, et plus vous arriverez à accueillir votre enfant (extérieur). Et vis et versa.

.
Les enfants sont des êtres à part entière. Cette notion est assez récente dans l’histoire de l’humanité. Il n’y a pas si longtemps que cela, en France, des enfants travaillaient dans des mines.
Alors soyez bienveillants envers vous-même. C’est normal que vous n’ayez pas tout intégré, tout métabolisé. Ça prend du temps. Personnellement et sociétalement
Mais tout est possible. C’est à nous de créer ce que nous voulons pour nous et nos enfants.

.

Concrètement, il y a des tas de façon d’y arriver.

Nous avons la chance dans notre société d’aujourd’hui d’avoir à notre disposition des tas de réflexions (livres, conférences, internet, documentaires…), d’outils de développement personnel et de thérapies réparatrices, d’outils d’éducation positive.
Si vous avez l’en-vie de vous transformer, si vous croyez que c’est possible, alors vous trouverez les supports qui vous conviennent.

Après, il reste juste à accepter que ça prend du temps.
.

Oui ça prend du temps. Comme dit quelqu’un que j’aime beaucoup : « Personne n’est Merlin l’enchanteur. S’il y avait des solutions miracles, ça se saurait, il y aurait un bouquin avec toutes les formules magiques et hop ! Tout serait arrangé en un coup de baguette magique ! ». Mais ça ne marche pas comme ça. Un changement a besoin de temps, autant qu’une plante a besoin de temps pour pousser. Et si c’est le temps d’un arbre, et bien c’est le temps d’un arbre.

Après, c’est juste de choisir de ce qu’on veut faire du temps qui nous est imparti : laisser notre jardin tel qu’il est, en friche ou en désordre, avec toutes ses épines, ou bien planter des graines qui nous conviennent, en prendre soin et se régaler de voir de belles plantes de développer ? Un peu comme nos enfants finalement… 🙂

Je vous souhaite beaucoup d’amour, de bonheur, d’harmonie, de sérénité, de bons moments partagés avec vous-même et votre enfant.

De tout cœur.

Isabelle

 

 

Auteure : Isabelle Dinckel, écrivain et Gestalt Praticienne.

 

Croire en soi

Croire en soi
Pas si simple quand on n’en a pas l’habitude
Quand on n’a pas été élevé/e
Avec un adulte encourageant
Bienveillant et valorisant

Et encore plus dur
Quand on a été élevé/e
Avec un adulte dévalorisant
Jugeant et cassant

Surtout quand on se rend compte
Qu’on a introjecté (inculqué)
Toutes les dévalorisations
Et qu’on les transporte en soi
Et qu’on se les répète
Parfois en boucle
Inconsciemment

Et en même temps
Si vous avez conscience de ça
C’est bon signe
C’est que ça n’est plus tout à fait inconscient
Et que vous allez pouvoir vous libérer de ces pensée poisons !

Vous n’êtes pas obligé/e
De continuer à écouter ces mensonges
Ces mensonges sur vous
Vous pouvez les transformer
Vous pouvez décider de croire en vous
Libre à l’autre de ne pas croire en vous
Ça lui appartient
Vous pouvez lui rendre ce qui lui appartient
Et reconstruire votre monde
Comme vous le rêvez !

 
 
 

 

Auteure : Isabelle Dinckel

Être une bonne mère pour soi

Être une bonne mère pour soi

Voici une clé qui pourra changer bien des choses dans votre vie 🙂

.
Dans notre histoire personnelle, nous avons vécu des manques. Des besoins n’ont pas été satisfaits, n’ont pas été comblés.
Pour la plupart d’entre nous, il y a eu beaucoup d’insatisfaction. Cela nous a fait vivre beaucoup de frustration. TROP de frustration. Et cette grande frustration a pu générer d’autres émotions fortes, comme la colère. Et la plupart du temps, ces fortes émotions n’ont pas été régulées. Alors, avec toutes ces fortes émotions qui étaient TROP, on a vécu l’insupportable. Et cet insupportable, nous avons tout fait, dès que nous avons pu, pour ne plus le contacter. et donc, nous avons tout fait pour éviter de contacter la frustration. Car nous avons fait le raccourcit inconscient : frustration = insupportable. Et nous avons tendance à l’éviter, encore aujourd’hui, même si c’est inconscient. Nous faisons tout pour éviter la frustration. C’est important de le comprendre car ça peut expliquer certains comportements que nous avons. Comme de vouloir les choses, tout de suite.

.
Ce qui se passe aussi, et c’est ce dont je vais vraiment parler ici, c’est que notre enfant intérieur qui a tant manqué, est toujours dans l’attente que Maman vienne le/la combler, s’occuper de lui/d’elle. Ce n’est pas l’adulte en nous qui vit ça. c’est l’enfant. Il/elle a toujours envie/besoin que Maman s’occupe de lui/elle, et prenne soin de lui/elle. Il/elle est dans l’ATTENTE permanente. Et cela a des conséquences sur notre vie aujourd’hui. Par exemple, on va vivre la dépendance. dépendance affective, financière, matérielle, corporelle… Quand on vit ce genre de situation, ça peut activer cette attente que quelqu’un vienne s’occuper de nous. Ce quelqu’un n’est pas forcément notre mère d’origine. Cela peut être quelqu’un qui, pour nous, peut potentiellement jouer ce rôle. Comme le conjoint, une amie, une sœur… Nous vivons souvent cela avec la compagne ou le compagnon, le mari, la femme, bref l’adulte qu’on aime tant et avec qui on vit en couple. Parce qu’avec cette personne, on vit un attachement profond et que cette attachement profond permet l’émergence des expériences non-digérées, que nous appelons « Gestalt Inachevées » en Gestalt. Pour ça que la vie de couple est parfois mouvementée 🙂
Et en même temps, cette attente peut être vécu avec l’autre en général.
Quoi qu’il en soit, on a tendance à ATTENDRE que l’autre :
Prenne soin de nous
Nous écoute
Nous entende
Nous respecte
Nous comprenne
Nous aime
Nous reconnaisse
Fasse des choses pour nous
Parfois, si on observe bien, on peut même se surprendre  à attendre que l’autre nous chouchoute. Un peu comme une maman, quoi… Surtout quand on est malade. C’est bien d’arriver à voir ça. La plupart du temps, ça se passe inconsciemment. Ce qui aide à le voir, c’est qu’à chaque fois qu’on voudrait cela, et que l’autre ne répond pas à la demande, alors on ressent une telle frustration ! insupportable ! Si vous arriver à le voir, c’est déjà un changement ! Parce que l’inconscient devient conscient. C’est un sacré changement !
Parfois on va même s’arranger, toujours inconsciemment, pour être dans cette position de dépendance. Pour pouvoir RECEVOIR, être aidé/e, chouchouté/e. Pour recevoir ce dont l’enfant a besoin.
Sauf que, en réalité, Maman d’origine n’est plus là, ou pas tout le temps. Elle est dans une autre maison, ou à 100km, ou 500km, voire plus loin encore, et elle peut même être décédée. Donc nous faisons jouer ce rôle à d’autres personnes.

.
Bien sûr, je ne suis pas en train de dire qu’il ne fait JAMAIS demander de l’aide.  L’entraide et le soutien sont des valeurs humanistes, bonnes, saines. Ce sont de belles valeurs. Et il y a des demandes qui sont totalement ajustées.
Mais parfois ce qui se joue, c’est l’attente de Maman. C’est important de voir clair à cet endroit. Parfois c’est l’attente de maman qui se joue, ce qui fait que l’attente est plus forte qu’une attente ajustée, et la demande est plus importante qu’une demande ajustée au présent. Dans ces situations, on peut même être dans une TROP grande exigence. Exigence parfois à la hauteur de notre insupportable vécu enfant. L’enfant en nous a une telle soif/faim de se sentir aimé/e, d’être écouté/e, entendu/e, compris/e, soutenu/e, accueilli/e, soignée… Alors il/elle demande beaucoup. Il elle demande TROP. Parfois c’est TROP pour l’autre. C’est important de comprendre ça car ça peut générer des conflits avec l’autre. Parce qu’au bout d’un moment, c’est tellement TROP, que l’autre va en avoir marre, va être agacé, et peut finir par avoir envie de nous éviter…
On peut toujours recevoir de l’aide extérieur. C’est important de se sentir libre de demander de l’aide, du soutien, de garder le contact avec ça. Il y a des personnes qui ne demande pas souvent d’aide, voire jamais. Non pas parce qu’elles sont autonomes, mais parce qu’elles n’osent pas, parce qu’elles ont peur du NON, peur de se sentir rejetées. Et puis, il y a les personnes qui ne VEULENT pas demander de l’aide. Qui tiennent à se débrouiller toujours toutes seules. Qui revendiquent leur indépendance. Sauf que l’indépendance n’existe pas. On est toujours dans la dépendance de quelque chose. On dépend des personnes qui fabriquent nos vêtements, qui construisent nos habitations, qui fabriquent nos aliments, et bien d’autres choses encore. On dépend de ceux qui les vendent. Et quand bien même on irait vivre nu dans les bois, sans se loger, ni manger… on dépendrait encore de l’air qu’on respire, et du sol pour marcher et s’asseoir ! Bref, l’indépendance n’existe pas. Ce qui existe c’est l’inter-dépendance (= nous dépendons les uns des autres) et l’autonomie. La volonté d’être indépendant, c’est plus un fantasme d’ado qui se dit indépendant, alors qu’il dort chez papa et maman, va se servir dans le frigo de papa et maman, etc. Et en même temps, c’est naturel que l’ado vive ça. C’est sa façon de prendre de la distance avec le berceau familial, de trouver son identité propre, de se sentir devenir adulte et libre.

On peut dont à la fois être autonome et, par moments, demander de l’aide de façon ajustée.
Tout l’art est de trouver le juste milieu, l’équilibre entre « je fais seul/e » et « je demande de l’aide, je suis aidé/e ».
En réalité, potentiellement, il y a plein de choses qu’on peut faire seul/e. Mais on n’a pas forcément appris à le faire seul/e, ou on n’a pas pris l’habitude le le faire seul/e. La bonne nouvelle, c’est que c’est encore et TOUJOURS possible d’apprendre ça ! Et d’en faire une habitude.

.
Ensuite, dites-vous bien cela :
Il y a en ce monde, une personne qui a toujours été là pour vous, qui est là pour vous , et qui sera TOUJOURS là pour vous. Oui, vous avez bien lu/entendu : cette personne est là pour vous, à chaque instant, 7j/7 24h/24 !
Vous devinez de qui je parle ?
Cette personne, c’est vous !
Oh oui ! C’est énorme quand on intègre cela. Vous pouvez être potentiellement là pour vous, présent/e à chaque instant. Être présent/e, à l’écoute, attentif/ve à vous, et à votre enfant intérieur qui a tant besoin de vous. C’est vous même qui pouvez prendre soin de vous, et de votre enfant intérieur, tout le temps. Et ça c’est génial ! C’est merveilleux de savoir (dans son intellect), de SENTIR (dans son cœur et son corps) qu’il y a TOUJOURS quelqu’un pour soi. Et ce quelqu’un, c’est soi-même !
Arriver à se dire sincèrement : « Je suis là pour moi ». Se le dire avec amour. C’est puissant ! Se parler avec le cœur, là où nous ressentons l’amour : « Je suis là pour toi, [+son propre prénom] ». Prendre le temps de le SENTIR, de se le dire, dans son cœur, dans l’amour. On peut aussi prendre un support, comme une photo de soi enfant, une qu’on aime. Un support qui nous fait sentir de l’amour pour nous, qui fait fondre notre cœur, qui nous amène dans la tendresse et l’empathie envers soi.
C’est très réparateur d’être dans l’amour et l’empathie envers soi. De prendre soin de soi. De prendre le temps de s’écouter, de s’accueillir. D’accueillir l’enfant en soi, aussi. Prendre le temps d’accueillir ce qui nous traverse : nos sensations physiques, nos émotions, nos pensées, notre imaginaire, nos désirs, nos rêves…
Plus nous faisons ça pour soi, plus on se sent comblé/e, rempli/e. Déjà c’est super ! On récolte à ce niveau là.
Et en plus, étant plus rempli/e, on attend moins ça des autres. Ce qui améliore nettement les relations. Et donc nous récoltons également au niveau relationnel.
Et en plus, étant comblé/e, on a envie de partager ce trésor et on DONNE plus aux autres. On donne plus de temps, plus de présence, plus d’écoute, plus d’empathie, plus d’amour. Et la encore, nous récoltons. Nous récoltons une qualité relationnelle, et davantage dans le DON, donc gratuit, sans attente de retour.
Plus on prend soin de soi, plus on prend soi de soi et des autres ! C’est un cadeau pour soi, pour les autres et pour le monde qui en a tant besoin.

Quand on a compris ça, on compris beaucoup de choses ! Après, il reste à intégrer. Et pour cela, il faut PRATIQUER.
SI vous comprenez tout ce que j’ai expliqué et que vous ne faites rien, bon , ok, ça va cheminer un peu, ça va peut-être changer des choses. Un peu. Mais pour vivre un réel changement, il n’y a qu’une solution : PRATIQUER. A force de pratiquer, ça devient une habitude. Habitude de prendre du temps pour soi, de s’écouter, de prendre soin de soi.
Habitude de SENTIR l’amour qu’on a pour soi. C’est le socle. Si vous faites des choses pour vous sans amour, sans empathie, ça sera mécanique, ça ne fonctionnera pas. C’est comme de faire un gâteau sans en avoir envie. Il ne va pas avoir le même goût que celui qui est fait avec amour.
Il est essentiel et nécessaire de sentir cet amour pour soi.
Il y a une partie de vous qui est totalement prête à ça. Essayez de sentir cela.
Sentir l’amour que vous avez pour vous
Sentir que vous êtes disponible pour vous
Sentir ce que vous êtes prêt/e à faire pour vous
Sentir comment vous avez envie de prendre soin de vous
Sentez ça et les changements se feront naturellement
Vous n’aurez rien à forcer
L’amour et l’intention vous guideront pas à pas
Pour devenir la bonne mère pour vous
Pour votre enfant intérieur
La Maman dont vous avez toujours rêvé
Celle qui est vraiment là pour vous
A chaque instant
Vous avez la possibilité de l’incarner
C’est beau, n’est-ce pas ?

Auteure : Isabelle Dinckel

 

Ici, vous pouvez exprimer ce que vous ressentez, en déposant un commentaire.

Vous aimez ces thèmes de l’authenticité, de la libération, de la réalisation et du bonheur ?
Rejoignez-moi sur ma page Facebook « Le temps d’être soi »
Vous y trouverez :
– toutes mes créations, sources d’inspiration ;
– l’actualité des stages que je propose ;
– des bonus 🙂
Je vous y retrouverai avec joie !

https://www.facebook.com/letempsdetresoi/

Autant vivre !

Autant vivre !

 

Il y aura toujours des personnes pour juger, rabaisser, dévaloriser.
Voilà. C’est comme ça.
Quoi qu’on fasse.
Alors autant faire ce qui nous plaît !
Autant donner libre cours à nos envies, à nos humeurs,
À notre créativité, à nos couleurs
Autant exploser de vie !
Autant
S’affirmer
Oser
Autant vivre !

!

 

Auteure : Isabelle Dinckel

Vous aimez cet instantané ?
Vous aimez ces thèmes de l’authenticité, de la libération, de la réalisation et du bonheur ?
Rejoignez-moi sur ma page Facebook « Le temps d’être soi »
Vous y trouverez :
– toutes mes créations, sources d’inspiration ;
– l’actualité des stages que je propose ;
– des bonus 🙂
Je vous y retrouverai avec joie !

Accepter de voir

Accepter de voir

Accepter de voir le décalage
entre
qui on est vraiment
et
ce qu’on montre de soi,
C’est un premier pas courageux vers le « vrai soi » et la liberté.

Ça se fête !

 

Auteure : Isabelle Dinckel

Vous aimez cet instantané ?
Vous aimez ces thèmes de l’authenticité, de la libération, de la réalisation et du bonheur ?
Rejoignez-moi sur ma page Facebook « Le temps d’être soi »
Vous y trouverez :
– toutes mes créations, sources d’inspiration ;
– l’actualité des stages que je propose ;
– des bonus 🙂
Je vous y retrouverai avec joie !

Cours avec moi

Cours avec moi

Si tu tombes, je te relèverai
Si tu pleures, je te consolerai
Si tu doutes, je te comprendrai
Si tu sombres, j’irai te chercher

Au-delà de l’amertume
Au-delà de la mélancolie
Au-delà de tes peurs
Au-delà de la douleur
Je te relèverai

Si tu penses à mourir, je te dirai
Qui tu es
Si tu ne veux plus avancer, je te porterai
Si tu ne sais plus où aller, je te chanterai
Tes rêves

Si tu crois qu’il n’y a rien de bon pour toi
Si tu crois que le monde crache sur toi
Si tu crois que la vie t’abandonne
Regarde-moi

Au-delà de la haine
Au-delà de rancœur
Au-delà de tes peur
Au-delà de la douleur
Je te relèverai

Si tu crois que la mort a un pouvoir sur toi
Si tu crois que ton corps est un poids
Si tu ne veux plus de cette vie-là
Je soignerai tes plaies

Si ceux que tu aimes veulent mourir
Si la guerre te fait vomir
Si tu ne peux plus voir la Terre souffrir
Pense à toi

Au-delà de la misère
Au-delà de la sécheresse
Au-delà du vide
Insondable
Je te relèverai

Si tu n’as personne à qui parler
Personne avec qui tout partager
Si personne ne voit cette beauté que tu caches
En toi
Hurle avec moi

Si le temps qui passe t’effraie
Si tu penses que personne ne t’aimera
Que tes rêves ne se réaliseront pas
Pleure dans mes bras

Au-delà de tes peurs
Au-delà de ta mémoire
Regarde en moi
Écoute ma voix
Cours avec moi

Auteure : Isabelle Dinckel

(Titre inspiré du livre « Femmes qui courent avec les loups » de Clarissa Pinkola Estes.)

femme-et-loup

Vous aimez ce poème ?
Vous aimez ces thèmes de l’authenticité, de la libération, de la réalisation et du bonheur ?
Rejoignez-moi sur ma page Facebook « Le temps d’être soi »
Vous y trouverez :
– toutes mes créations, sources d’inspiration ;
– l’actualité des stages que je propose ;
– des bonus 🙂
Je vous y retrouverai avec joie !

https://www.facebook.com/letempsdetresoi/

« Qui suis-je ? »  Une question qui a changé ma vie !

« Qui suis-je ? » Une question qui a changé ma vie !

Les thèmes de la liberté, de la réalisation et de l’éveil sont pour moi essentiels depuis longtemps. Cela me tient vraiment à cœur. Et pour cause… J’ai longtemps répondu aux attentes des autres, j’ai construit une carapace grosse comme moi, j’ai porté un masque pendant des années. Mes relations avec moi-même et les autres étaient vraiment complexes et insatisfaisantes. Je n’arrivais pas à être moi-même, libre, spontanée. J’ai expérimenté cela suffisamment longtemps pour réaliser que tout cela ne menait qu’au mal-être et au puits sans fond du désespoir.
Je me rappelle, j’avais 19 ans et je me suis posé cette question : « Mais qui suis-je ??? ». A l’époque je n’avais pas conscience de l’ampleur de cette question. Mais ça a commencé à faire bouger des choses. Et plus tard, j’ai tout mis en œuvre pour changer, me changer, pour m’épanouir, être heureuse, me connaître, savoir qui je suis, me réaliser, être LIBRE.
J’ai emprunté le chemin du bonheur depuis plusieurs années. J’ai vite eu l’intuition qu’une des clés essentielles pour s’épanouir comme une belle plante, était d’écouter, de me fier à ce que je ressentais. Au début, je pensais que cela parlait surtout de l’intuition, mais avec le temps, j’ai découvert que cela concernait également les sensations physiques, les émotions, les pensées. Tout ce que l’on SENT. Tout ce qui EST et qui nous traverse. Toutes ces précieuses informations qui nous aident mieux nous connaître, à cheminer vers le cœur de nous-même, vers qui nous sommes vraiment. J’ai compris, par l’expérience, qu’il est essentiel d’accueillir ce qui EST. C’est là qu’est l’authenticité : dire OUI à ce qui EST. C’est la clé. La clé nécessaire pour TRANSFORMER : « Oui il se passe ça, je sens ça, je ressens ça, ok, et maintenant, qu’est-ce que j’en fais ? ». C’est cela aussi prendre soin de soi.

 

Après bien des péripéties dignes d’un roman ? je peux dire aujourd’hui que je suis heureuse d’être là, sur cette Terre, humaine, si humaine, avec mes forces, mes failles, mes contradictions… et aussi, beaucoup d’amour. De plus en plus d’amour pour moi, telle que je suis, pour les autres, le monde et la vie, tel/les qu’ils/elles sont. C’est bon de prendre soin de soi. Pour soi et pour les autres. Plus on est bien avec soi-même, plus on rayonne, plus on en fait profiter les autres. C’est génial !
Aujourd’hui, je commence à vivre ma vie idéale. Mes relations avec moi-même et les autres sont plus fluides. Je vis de plus en plus ce qui me correspond vraiment. Je réalise mes rêves, à mon rythme. Je partage ce qui me tient à cœur. Je partage mes créations inspirantes, sur mon blog et sur Facebook (poèmes, contes, articles, vidéos…). Je fais des conférences. Je pratique le théâtre d’improvisation, magnifique école de vie. J’enseigne le théâtre, l’improvisation. J’accompagne, dans mon cabinet de Gestalt thérapie*, les personnes qui le souhaitent sur le chemin de l’épanouissement. J’anime des stages de développement personnel qui amènent les personnes au cœur d’elles-mêmes, vers la liberté, la réalisation, l’authenticité, la conscience, la bienveillance, la présence. Mes passions, ce qui me tient à cœur, prennent de plus en plus de place dans ma vie.
C’est impressionnant comme cette question « Mais qui suis-je ??? » a changé bien des choses dans ma vie. Cette question, et aussi tout ce que j’ai fait pour m’épanouir et me réaliser. Parce que c’est ça la réalité : le changement ne se fait pas en claquant des doigts. C’est tout un cheminement, ça prend du temps. Comme la graine d’arbre qui met des années à devenir arbre. C’est comme ça. Et ça peut paraître contradictoire, mais c’est ça qui est bon aussi. Le temps. Prendre le temps. OSER prendre le temps, dans ce monde où on a tendance à vouloir tout, tout de suite. OSER prendre son temps. S’autoriser ça. Le temps d’être soi <3

Auteure de l’article : Isabelle Dinckel.

Vous aimez cet article ?
Vous aimez ces thèmes de l’authenticité, de la libération, de la réalisation et du bonheur ?
Rejoignez-moi sur ma page Facebook « Le temps d’être soi »
Vous y trouverez :
– toutes mes créations, sources d’inspiration ;
– l’actualité des stages que je propose ;
– des bonus 🙂
Je vous y retrouverai avec joie !

Et si vous vous réconciliez avec votre corps ?

Et si vous vous réconciliez avec votre corps ?

Nous vivons dans une société où nous avons tendance à ne pas tenir compte de notre corps. Corps oublié, corps jugé, corps rejeté, corps malmené même parfois. Pour différentes raisons, nous avons appris à nous couper de lui, à faire les choses sans tenir compte de lui, de ses besoins naturels, de ses limites. Et pourtant il est là. Il a des choses importantes à nous dire et beaucoup de bonheur à nous apporter.

Nous avons appris à nous couper de notre corps… Mais à quel prix ? Cette déconnexion nous fait vivre beaucoup de fatigue, de stress, de souffrances, de mal-être.
Et en même temps, si nous en sommes arrivés à nous couper de lui, c’est que ça n’a pas pu être autrement, et que c’était probablement mieux de faire ainsi, à une période de notre vie. Car cela se passe en général très tôt dans notre vie, dans notre enfance, et à cette époque, nous n’avons pu que subir et suivre les personnes qui nous servaient de modèle. C’était une question de survie.

Nous avons été influencés par notre famille, nos proches, l’école, la société. Les enfants captent tout. Ils ne sont pas en capacités de faire le tri. Ils entendent parler les adultes, ils sentent comment leurs proches sont en relation avec leurs corps, ils voient des publicités, ils entendent la façon de penser de leurs ami/es et camarades de classe. Et comme l’enfant a ce besoin essentiel de se sentir aimé et que, pour cela il va répondre aux attentes des autres, il va avoir tendance à adopter une certaine façon de penser et de se comporter, et il va avoir tendance à faire comme font les autres.
En famille, vous avez peut-être observé que maman / papa / un proche faisait des régimes pour « perdre du poids ». Et en même temps vous avez senti que c’était en réalité pour plaire. Ou vous avez peut-être observé que papa / maman ne se posait jamais. Qu’il ou elle était toujours en train de faire quelque chose. Ou peut-être qu’on vous a dit, quand vous étiez fatigué et que vous faisiez ce qui est naturel : vous reposer, on vous a dit : « T’es fainéant/e ! ». Ou un/e proche faisait beaucoup de sport pour être plus mince, plus beau/belle, pour plaire. Peut-être même qu’un/e proche a vécu de la chirurgie esthétique parce qu’une partie de son corps ne lui plaisait pas. Ou vous étiez dégoûté par un aliment, mais on vous a obligé à le manger. Ou vous n’aviez vraiment pas besoin de faire la sieste, bien que vous étiez un enfant, mais on vous a obligé à vous reposer pendant au moins 1h l’après-midi. Ou vous aviez besoin de beaucoup de sommeil, mais on ne vous accordait jamais de grasse mâtinée… Ou bien on vous a souvent dit, ou on a souvent dit à quelqu’un  : « T’es trop comme ceci (petit/e, « gros/se/maigre…) » ou « T’es pas assez comme cela (grand/e, mince, dynamique, sportif/ve ». Peut-être avez-vous été régulièrement frappés… etc, etc… toutes les fois où le corps (le votre ou celui d’un proche) a été critiqué, jugé, maltraité.
A l’école, au collège, vous avez peut-être été critiqué/e, jugé/e, insulté/e, voire rejeté/e, en lien avec votre apparence physique, votre corps, votre corpulence, votre tenue vestimentaire, votre style ou non-style, votre coiffure, vos lunettes… Ces expériences peuvent être très marquantes également.
Tout ce qui vous a fait vous sentir TROP comme ci ou PAS ASSEZ comme ça.
Et puis, il y a tout ce que l’enfant entend, tous les « il faut ». « Il faut travailler dur pour gagner sa vie », « Il faut être mince, beau, grand, musclé, sportif, dynamique… », « il faut manger ci, ça pour être en bonne santé », « il faut dormir 8h par nuit », « il faut manger à chaque repas », « A partir de 50 ans, c’est sur de trouver un travail »…
Tout ce que nous avons vu, entendu, capté nous a marqué, surtout quand ça a été répétitif. Nous avons suivi les modèles extérieurs. Nous avons pris tout ce que nous avons observé pour vérité vraie. Car les enfants, ces fabuleuses éponges, ont tendance à croire tout ce qu’on leur dit. C’est comme ça. Et ça s’est très probablement passé comme ça pour vous aussi.
Et aujourd’hui ?
On ne peut pas changer le passé, mais on peut agir dans le présent.
Aujourd’hui, nous n’avons plus besoin de suivre ces modèles. Nous pouvons intégrer une nouvelle façon de voir notre corps, une nouvelle façon d’être avec lui. Intégrer ce qui nous correspond ici et maintenant. C’est tout à fait possible. Et en même temps, cela s’apprend. Pour améliorer notre relation avec notre corps, renouer avec lui, il est bon de :
– accueillir honnêtement, et avec bienveillance, la vision qu’on a de son corps ;
– identifier les croyances et les peurs qui nous amènent à nous déconnecter de notre corps, à ne pas l’écouter, à ne pas l’aimer ;
– transformer ces croyances limitatives en de nouvelles croyances, plus ajustées pour soi, ici et maintenant ;
– s’ouvrir à une nouvelle vision de son corps, plus bienveillante ;
– apprendre à l’écouter et prendre soin de lui.

LES CROYANCES
Tout part de là. Nous avons grandit en vivant des expériences. Ces expériences nous ont amené à penser ci ou ça de notre corps. Et les pensées qui sont revenues très souvent se sont installées. Elles se sont transformées en croyances.
Quels types de croyances avons-nous sur notre corps ?
Cela dépend des personnes. Je vais en citer quelques-unes. Si certaines vous activent, si elles génèrent des émotions et/ou sensations physiques en vous, si elles font écho en vous, c’est que vous avez probablement adopté ces croyances.
ce n’est pas votre mental qui va vous permettre de les repérer. Aussi, vaut-il mieux lâcher votre mental pendant cet exercice. Ouvrez-vous à vos émotions et vos sensations corporelles. Ce sont elles qui vont vous aider à SENTIR.
Dire ces croyances tout haut et lentement vous aidera à SENTIR plus facilement.
Prêt ? Prête ?
C’est parti !

Pour plaire un homme/une femme, il faut être comme ci ou comme ça… (comment ?)
Pour plaire un homme/une femme, il faut être beau/belle
Ah si j’étais beau/ belle !
Je suis trop moche pour être aimé/e
Je ne peux pas être aimé/e si je n’ai pas un beau corps
Pour plaire à un homme/une femme, il faut être mince
Je suis trop gros/se pour être aimé/e
Pour plaire à un homme/une femme, il faut être musclé/e
Pour plaire à un homme/une femme, il faut avoir des tablettes de chocolat
Pour plaire il faut avoir de beaux/gros/petits seins
Pour plaire à un homme/une femme, il faut être gros/se
Je ne peux pas être aimé/e si je n’ai pas un beau visage
Il faut avoir le nez droit / fin / petit
C’est mieux d’être grand/e
Ah si j’étais grand/e !
Les talons, c’est classe !
Je suis plus en valeur avec des talons
Il faut souffrir pour être beau/belle
C’est mieux d’être petit/e
Ah si j’étais petit/e !
Il faut être séduisant/e
Il faut être séduisant/e pour trouver quelqu’un
Il faut être coiffé/e comme ci ou comme ça
Il faut être habillé/e comme ci ou comme ça

Je ne suis pas assez… (grand/e, mince, musclé/e… autre)
Il faut faire du sport
Il faut manger ci/ça
Il faut manger comme ci / comme ça
Il faut manger de tout
Il faut manger tout cuit
Il faut manger tout cru
Il faut manger de la viande
Il ne faut pas manger de viande
Il faut manger à chaque repas
Il faut manger 1/2/3/4/5/6/X fois par jour
Il faut manger à heures fixes
Il faut manger en grandes quantités
Il faut manger en petites quantités
Il faut dormir 5/6/7/8/9/X heures par nuit
Il faut dormir dans telle position
Il faut beaucoup travailler pour réussir
Il faut s’user jusqu’à l’os pour réussir
Si je me repose, que va t-on penser de moi ?
Si je me repose, on va penser que je suis fainéant/e
Si je me repose, on va me dire que je suis fainéant/e
C’est mal vu de faire la sieste
Il faut faire la sieste
Il faut être comme ci ou ça pour trouver un travail
il faut travailler dur pour gagner sa vie

Je suis trop vieux/vieille
Je suis trop vieux/vieille pour… (trouver un emploi / faire ce travail / plaire / autre…)
Je suis trop jeune
Je suis trop jeune pour… (trouver un emploi / faire ce travail / plaire / autre…)

La liste n’est pas exhaustive. Si des croyances, qui ne sont pas dans la liste, émergent jusqu’à votre conscience, c’est cadeau ! Elles osent se montrer. Accueillez-les avec bienveillance. Reconnaissez qu’elles vous ont servies jusque là. Merci. Mais aujourd’hui elles ne vous correspondent plus et c’est juste pour vous de les transformer en ce qu’il y a de mieux pour vous.

Il y a tout un chemin et tout un processus pour se réconcilier avec son corps, entrer davantage en amitié avec lui. Les prises de consciences et le repérage des croyances est un grand premier pas. Après, voyez ce que vous avez envie de faire de toutes ces croyances. Vous pouvez les transformer en croyance plus épanouissantes pour vous aujourd’hui. Il suffit de transformer vos croyance limitatives en croyances positives et affirmative (pas de négation dans la phrase car le cerveau ne les prend pas en compte.). Par exemple : « Il faut être mince pour être aimé/e » peut se transformer en : « Je peux être aimé/e tel/le que je suis » ou « Je suis très bien comme je suis ».

Je vous souhaite une belle route vers une belle relation avec votre corps. Une belle route vers toujours plus de liberté et d’authenticité !

 

Auteure : Isabelle Dinckel

Vous aimez cet article ?
Vous aimez ces thèmes de l’authenticité, de la libération, de la réalisation et du bonheur ?
Rejoignez-moi sur ma page Facebook « Le temps d’être soi »
Vous y trouverez :
– toutes mes créations, sources d’inspiration ;
– l’actualité des stages que je propose ;
– des bonus 🙂
Je vous y retrouverai avec joie !

Pour tous les voyageurs

Pour tous les voyageurs

Les voyageurs sont partis sur les chemins rocailleux de la montagne
Avec, pour tout bagage, leurs vêtements et un sac à vider
Ils avaient, dans leur cœur, un parchemin blanc cassé
Pour les guider
Les cailloux ont abîmé leurs chaussures échancrées
Et ils ont fini à pied, sur le sol assoiffé
Les cailloux se sont souvent dérobés, longtemps ils ont marché
Le sac, lourd sur les épaules, le visage couvert de larmes de rage
Dans la montagne, les loups les ont attaqués, sans pitié
Ils avaient faim
Les voyageurs, effrayés, se sont cachés dans les grottes
Mais les grottes n’appartiennent à personne
Et les loups connaissent chaque recoin, les ont retrouvés
Ceux qui avaient peur ont pris les armes dans leurs sacs
Ils ont lutté, longtemps ils ont lutté
Pour rien car les loups n’abandonnent jamais, surtout quand ils ont faim
Alors les voyageurs, le parchemin dans la poche et le cœur sur la main,
Les ont apprivoisés
Ils leur ont donné ce qu’ils avaient oublié et que les loups leur ont rappelé
Les loups, rois de la montagne, ont mordu leurs sacs poussiéreux
Laissant s’échapper la poussière et les armes qui sont tombées
Une à une, tout au long du chemin
Les loups, rois de la montagne, les ont accompagnés et guidés
Les hommes les ont suivis, ils ont bien fait, ensemble ils ont chassé
Un matin, les loups se sont arrêtés et se sont transformés
En une jeune herbe duveteuse couverte de fleurs souples et d’arbres droits
Tous majestueux et pointant leurs sommets vers celui de la montagne
Les voyageurs ont caressé l’herbe qui est venue se coller sur leurs corps
De leurs dents affûtées, ils ont mordu la lanière de leurs sacs
Et de leurs yeux les ont brûlés
De joie, les hommes ont hurlé dans la montagne, avec la lune
Pour seul témoin
Des étoiles sont descendues et se sont glissées
Sous leurs pieds, léchant chaque plaie de leurs langues dorées
Elles ont caressé leurs cheveux, leur herbe duveteuse
Et les ont déposés sur un tapis d’argent
Le tapis s’est envolé, très haut il a dansé
Il a laissé, sur leurs visages ridés, la caresse du vent et la valeur des étoiles

 

Auteure : Isabelle Dinckel

Vous aimez ces thèmes de l’authenticité, de la libération, de la réalisation et du bonheur ?
Rejoignez-moi sur ma page Facebook « Le temps d’être soi »
Vous y trouverez :
– toutes mes créations, sources d’inspiration ;
– l’actualité des stages que je propose ;
– des bonus 🙂
Je vous y retrouverai avec joie !

https://www.facebook.com/letempsdetresoi/

Mon corps, mon amour, ma bataille

Mon corps, mon amour, ma bataille

Tu sais,
Je n’ai pas fait exprès de te détester
ça s’est fait comme ça
De fil en aiguille
Je ne m’en suis pas rendue compte
J’étais une enfant
Je n’ai pas pu faire autrement
Je suis désolée
Tu peux me croire
Si j’avais pu
Je n’aurais pas laissé faire
J’aurais dit NON
J’aurais dit STOP
Mais j’étais une enfant
Je n’ai pas pu faire autrement
Sinon, j’aurais été éjectée du clan
C’était une question de survie
Alors j’ai dit oui
Tristesse
*
C’est tellement insidieux
La façon dont ça s’immisce
Toutes ces croyances
Toute cette haine
Du corps
De toi
J’ai tellement entendu
– Qu’il fallait être comme ci et comme ça
Pour être désirée, aimée
– Qu’il fallait manger ci ou ça
Pour être en bonne santé
– Qu’il fallait beaucoup travailler
Ne pas se poser, ne pas rêvasser
S’user jusqu’à l’os
– Se tenir bien droit
Ex cetera
Et surtout
Surtout
Ne pas se poser trop de questions
Ah ah !
*
Au secours ! Je n’arrive plus à respirer !
Ah ça ! Combien de fois tu as failli étouffer !
Je me souviens
J’ai cru mourir
*
J’ai appris à faire comme ça
A te malmener, ne pas t’écouter
A faire ce qu’il FALLAIT faire
A écouter les infos extérieures
Au lieu de sentir à l’intérieur
Que de peurs, que de douleurs !
J’ai voulu te contrôler
Je t’ai fait la guerre !
J’ai lutté contre toi
Contre la faim
Contre la satiété
Contre le repos
Contre mes élans
Contre ma nature
Et tout ça pour quoi ?
Pour répondre aux attentes des autres
Et ne surtout pas les déranger
Pour avoir une place
Dans ma famille, la société
Me sentir aimée
*
Oui, sauf que ça n’a pas fonctionné…
Pour moi, ça n’a pas fonctionné
Parce que jamais, jamais
A aucun moment
Je ne me suis sentie à ma place
En faisant comme ça
Et jamais, jamais
A aucun moment
Je ne me suis sentie
Profondément heureuse, épanouie
En accord avec moi-même
Bien dans moi
Bien dans toi,
Mon corps
*
Alors heureusement
De fil en aiguille
J’ai détricoté
Et re-tricoté un jour nouveau
ça a pris du temps
J’ai appris
Appris à t’aimer
A prendre soin de toi
A sentir
A t’écouter
A me sentir bien dans toi
J’apprends encore,
Mais c’est déjà bien !
Oui, ça nécessite des efforts, encore
Mais c’est déjà bien !
Et aujourd’hui
C’est différent
Je peux dire que je t’aime
Que tu es mon ami, ma maison, mon poème
Que je tiens à toi
Que je vise l’Unité
Avec toi
Toi et moi
Alliés, amis, unis
Pour la vie
Je souris

 

Auteure : Isabelle Dinckel

Vous aimez ce poème ?
Vous aimez ces thèmes de l’authenticité, de la libération, de la réalisation et du bonheur ?
Rejoignez-moi sur ma page Facebook « Le temps d’être soi »
Vous y trouverez :
– toutes mes créations, sources d’inspiration ;
– l’actualité des stages que je propose ;
– des bonus 🙂
Je vous y retrouverai avec joie !

https://www.facebook.com/letempsdetresoi/