Croire en soi

Croire en soi

Croire en soi
Pas si simple quand on n’en a pas l’habitude
Quand on n’a pas été élevé/e
Avec un adulte encourageant
Bienveillant et valorisant

Et encore plus dur
Quand on a été élevé/e
Avec un adulte dévalorisant
Jugeant et cassant

Surtout quand on se rend compte
Qu’on a introjecté (inculqué)
Toutes les dévalorisations
Et qu’on les transporte en soi
Et qu’on se les répète
Parfois en boucle
Inconsciemment

Et en même temps
Si vous avez conscience de ça
C’est bon signe
C’est que ça n’est plus tout à fait inconscient
Et que vous allez pouvoir vous libérer de ces pensée poisons !

Vous n’êtes pas obligé/e
De continuer à écouter ces mensonges
Ces mensonges sur vous
Vous pouvez les transformer
Vous pouvez décider de croire en vous
Libre à l’autre de ne pas croire en vous
Ça lui appartient
Vous pouvez lui rendre ce qui lui appartient
Et reconstruire votre monde
Comme vous le rêvez !

 
 
 

 

Auteure : Isabelle Dinckel

Quand j’entends tous les drames que traversent les enfants
Quand j’entends tous les drames qu’ont traversé les enfants que nous avons été/es
Je me dis
Whaou !
J’ai traversé ça
Et toi tu as traversé ça
Et elle/lui a traversé ça
Parfois ça a été terrible et violent
Et nous sommes toujours là
Et nous sommes toujours vivant/es
Et même certain/es sont plein/es de vie
Débordant/es de vie et d’amour
Mais…
Mais quelle formidable force de vie nous habite et nous porte !
Merci la VIE !

 

Auteure : Isabelle Dinckel

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Être une bonne mère pour soi

Être une bonne mère pour soi

Voici une clé qui pourra changer bien des choses dans votre vie 🙂

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Dans notre histoire personnelle, nous avons vécu des manques. Des besoins n’ont pas été satisfaits, n’ont pas été comblés.
Pour la plupart d’entre nous, il y a eu beaucoup d’insatisfaction. Cela nous a fait vivre beaucoup de frustration. TROP de frustration. Et cette grande frustration a pu générer d’autres émotions fortes, comme la colère. Et la plupart du temps, ces fortes émotions n’ont pas été régulées. Alors, avec toutes ces fortes émotions qui étaient TROP, on a vécu l’insupportable. Et cet insupportable, nous avons tout fait, dès que nous avons pu, pour ne plus le contacter. et donc, nous avons tout fait pour éviter de contacter la frustration. Car nous avons fait le raccourcit inconscient : frustration = insupportable. Et nous avons tendance à l’éviter, encore aujourd’hui, même si c’est inconscient. Nous faisons tout pour éviter la frustration. C’est important de le comprendre car ça peut expliquer certains comportements que nous avons. Comme de vouloir les choses, tout de suite.

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Ce qui se passe aussi, et c’est ce dont je vais vraiment parler ici, c’est que notre enfant intérieur qui a tant manqué, est toujours dans l’attente que Maman vienne le/la combler, s’occuper de lui/d’elle. Ce n’est pas l’adulte en nous qui vit ça. c’est l’enfant. Il/elle a toujours envie/besoin que Maman s’occupe de lui/elle, et prenne soin de lui/elle. Il/elle est dans l’ATTENTE permanente. Et cela a des conséquences sur notre vie aujourd’hui. Par exemple, on va vivre la dépendance. dépendance affective, financière, matérielle, corporelle… Quand on vit ce genre de situation, ça peut activer cette attente que quelqu’un vienne s’occuper de nous. Ce quelqu’un n’est pas forcément notre mère d’origine. Cela peut être quelqu’un qui, pour nous, peut potentiellement jouer ce rôle. Comme le conjoint, une amie, une sœur… Nous vivons souvent cela avec la compagne ou le compagnon, le mari, la femme, bref l’adulte qu’on aime tant et avec qui on vit en couple. Parce qu’avec cette personne, on vit un attachement profond et que cette attachement profond permet l’émergence des expériences non-digérées, que nous appelons « Gestalt Inachevées » en Gestalt. Pour ça que la vie de couple est parfois mouvementée 🙂
Et en même temps, cette attente peut être vécu avec l’autre en général.
Quoi qu’il en soit, on a tendance à ATTENDRE que l’autre :
Prenne soin de nous
Nous écoute
Nous entende
Nous respecte
Nous comprenne
Nous aime
Nous reconnaisse
Fasse des choses pour nous
Parfois, si on observe bien, on peut même se surprendre  à attendre que l’autre nous chouchoute. Un peu comme une maman, quoi… Surtout quand on est malade. C’est bien d’arriver à voir ça. La plupart du temps, ça se passe inconsciemment. Ce qui aide à le voir, c’est qu’à chaque fois qu’on voudrait cela, et que l’autre ne répond pas à la demande, alors on ressent une telle frustration ! insupportable ! Si vous arriver à le voir, c’est déjà un changement ! Parce que l’inconscient devient conscient. C’est un sacré changement !
Parfois on va même s’arranger, toujours inconsciemment, pour être dans cette position de dépendance. Pour pouvoir RECEVOIR, être aidé/e, chouchouté/e. Pour recevoir ce dont l’enfant a besoin.
Sauf que, en réalité, Maman d’origine n’est plus là, ou pas tout le temps. Elle est dans une autre maison, ou à 100km, ou 500km, voire plus loin encore, et elle peut même être décédée. Donc nous faisons jouer ce rôle à d’autres personnes.

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Bien sûr, je ne suis pas en train de dire qu’il ne fait JAMAIS demander de l’aide.  L’entraide et le soutien sont des valeurs humanistes, bonnes, saines. Ce sont de belles valeurs. Et il y a des demandes qui sont totalement ajustées.
Mais parfois ce qui se joue, c’est l’attente de Maman. C’est important de voir clair à cet endroit. Parfois c’est l’attente de maman qui se joue, ce qui fait que l’attente est plus forte qu’une attente ajustée, et la demande est plus importante qu’une demande ajustée au présent. Dans ces situations, on peut même être dans une TROP grande exigence. Exigence parfois à la hauteur de notre insupportable vécu enfant. L’enfant en nous a une telle soif/faim de se sentir aimé/e, d’être écouté/e, entendu/e, compris/e, soutenu/e, accueilli/e, soignée… Alors il/elle demande beaucoup. Il elle demande TROP. Parfois c’est TROP pour l’autre. C’est important de comprendre ça car ça peut générer des conflits avec l’autre. Parce qu’au bout d’un moment, c’est tellement TROP, que l’autre va en avoir marre, va être agacé, et peut finir par avoir envie de nous éviter…
On peut toujours recevoir de l’aide extérieur. C’est important de se sentir libre de demander de l’aide, du soutien, de garder le contact avec ça. Il y a des personnes qui ne demande pas souvent d’aide, voire jamais. Non pas parce qu’elles sont autonomes, mais parce qu’elles n’osent pas, parce qu’elles ont peur du NON, peur de se sentir rejetées. Et puis, il y a les personnes qui ne VEULENT pas demander de l’aide. Qui tiennent à se débrouiller toujours toutes seules. Qui revendiquent leur indépendance. Sauf que l’indépendance n’existe pas. On est toujours dans la dépendance de quelque chose. On dépend des personnes qui fabriquent nos vêtements, qui construisent nos habitations, qui fabriquent nos aliments, et bien d’autres choses encore. On dépend de ceux qui les vendent. Et quand bien même on irait vivre nu dans les bois, sans se loger, ni manger… on dépendrait encore de l’air qu’on respire, et du sol pour marcher et s’asseoir ! Bref, l’indépendance n’existe pas. Ce qui existe c’est l’inter-dépendance (= nous dépendons les uns des autres) et l’autonomie. La volonté d’être indépendant, c’est plus un fantasme d’ado qui se dit indépendant, alors qu’il dort chez papa et maman, va se servir dans le frigo de papa et maman, etc. Et en même temps, c’est naturel que l’ado vive ça. C’est sa façon de prendre de la distance avec le berceau familial, de trouver son identité propre, de se sentir devenir adulte et libre.

On peut dont à la fois être autonome et, par moments, demander de l’aide de façon ajustée.
Tout l’art est de trouver le juste milieu, l’équilibre entre « je fais seul/e » et « je demande de l’aide, je suis aidé/e ».
En réalité, potentiellement, il y a plein de choses qu’on peut faire seul/e. Mais on n’a pas forcément appris à le faire seul/e, ou on n’a pas pris l’habitude le le faire seul/e. La bonne nouvelle, c’est que c’est encore et TOUJOURS possible d’apprendre ça ! Et d’en faire une habitude.

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Ensuite, dites-vous bien cela :
Il y a en ce monde, une personne qui a toujours été là pour vous, qui est là pour vous , et qui sera TOUJOURS là pour vous. Oui, vous avez bien lu/entendu : cette personne est là pour vous, à chaque instant, 7j/7 24h/24 !
Vous devinez de qui je parle ?
Cette personne, c’est vous !
Oh oui ! C’est énorme quand on intègre cela. Vous pouvez être potentiellement là pour vous, présent/e à chaque instant. Être présent/e, à l’écoute, attentif/ve à vous, et à votre enfant intérieur qui a tant besoin de vous. C’est vous même qui pouvez prendre soin de vous, et de votre enfant intérieur, tout le temps. Et ça c’est génial ! C’est merveilleux de savoir (dans son intellect), de SENTIR (dans son cœur et son corps) qu’il y a TOUJOURS quelqu’un pour soi. Et ce quelqu’un, c’est soi-même !
Arriver à se dire sincèrement : « Je suis là pour moi ». Se le dire avec amour. C’est puissant ! Se parler avec le cœur, là où nous ressentons l’amour : « Je suis là pour toi, [+son propre prénom] ». Prendre le temps de le SENTIR, de se le dire, dans son cœur, dans l’amour. On peut aussi prendre un support, comme une photo de soi enfant, une qu’on aime. Un support qui nous fait sentir de l’amour pour nous, qui fait fondre notre cœur, qui nous amène dans la tendresse et l’empathie envers soi.
C’est très réparateur d’être dans l’amour et l’empathie envers soi. De prendre soin de soi. De prendre le temps de s’écouter, de s’accueillir. D’accueillir l’enfant en soi, aussi. Prendre le temps d’accueillir ce qui nous traverse : nos sensations physiques, nos émotions, nos pensées, notre imaginaire, nos désirs, nos rêves…
Plus nous faisons ça pour soi, plus on se sent comblé/e, rempli/e. Déjà c’est super ! On récolte à ce niveau là.
Et en plus, étant plus rempli/e, on attend moins ça des autres. Ce qui améliore nettement les relations. Et donc nous récoltons également au niveau relationnel.
Et en plus, étant comblé/e, on a envie de partager ce trésor et on DONNE plus aux autres. On donne plus de temps, plus de présence, plus d’écoute, plus d’empathie, plus d’amour. Et la encore, nous récoltons. Nous récoltons une qualité relationnelle, et davantage dans le DON, donc gratuit, sans attente de retour.
Plus on prend soin de soi, plus on prend soi de soi et des autres ! C’est un cadeau pour soi, pour les autres et pour le monde qui en a tant besoin.

Quand on a compris ça, on compris beaucoup de choses ! Après, il reste à intégrer. Et pour cela, il faut PRATIQUER.
SI vous comprenez tout ce que j’ai expliqué et que vous ne faites rien, bon , ok, ça va cheminer un peu, ça va peut-être changer des choses. Un peu. Mais pour vivre un réel changement, il n’y a qu’une solution : PRATIQUER. A force de pratiquer, ça devient une habitude. Habitude de prendre du temps pour soi, de s’écouter, de prendre soin de soi.
Habitude de SENTIR l’amour qu’on a pour soi. C’est le socle. Si vous faites des choses pour vous sans amour, sans empathie, ça sera mécanique, ça ne fonctionnera pas. C’est comme de faire un gâteau sans en avoir envie. Il ne va pas avoir le même goût que celui qui est fait avec amour.
Il est essentiel et nécessaire de sentir cet amour pour soi.
Il y a une partie de vous qui est totalement prête à ça. Essayez de sentir cela.
Sentir l’amour que vous avez pour vous
Sentir que vous êtes disponible pour vous
Sentir ce que vous êtes prêt/e à faire pour vous
Sentir comment vous avez envie de prendre soin de vous
Sentez ça et les changements se feront naturellement
Vous n’aurez rien à forcer
L’amour et l’intention vous guideront pas à pas
Pour devenir la bonne mère pour vous
Pour votre enfant intérieur
La Maman dont vous avez toujours rêvé
Celle qui est vraiment là pour vous
A chaque instant
Vous avez la possibilité de l’incarner
C’est beau, n’est-ce pas ?

Auteure : Isabelle Dinckel

 

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Autant vivre !

Autant vivre !

 

Il y aura toujours des personnes pour juger, rabaisser, dévaloriser.
Voilà. C’est comme ça.
Quoi qu’on fasse.
Alors autant faire ce qui nous plaît !
Autant donner libre cours à nos envies, à nos humeurs,
À notre créativité, à nos couleurs
Autant exploser de vie !
Autant
S’affirmer
Oser
Autant vivre !

!

 

Auteure : Isabelle Dinckel

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Accepter de voir

Accepter de voir

Accepter de voir le décalage
entre
qui on est vraiment
et
ce qu’on montre de soi,
C’est un premier pas courageux vers le « vrai soi » et la liberté.

Ça se fête !

 

Auteure : Isabelle Dinckel

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Cours avec moi

Cours avec moi

Si tu tombes, je te relèverai
Si tu pleures, je te consolerai
Si tu doutes, je te comprendrai
Si tu sombres, j’irai te chercher

Au-delà de l’amertume
Au-delà de la mélancolie
Au-delà de tes peurs
Au-delà de la douleur
Je te relèverai

Si tu penses à mourir, je te dirai
Qui tu es
Si tu ne veux plus avancer, je te porterai
Si tu ne sais plus où aller, je te chanterai
Tes rêves

Si tu crois qu’il n’y a rien de bon pour toi
Si tu crois que le monde crache sur toi
Si tu crois que la vie t’abandonne
Regarde-moi

Au-delà de la haine
Au-delà de rancœur
Au-delà de tes peur
Au-delà de la douleur
Je te relèverai

Si tu crois que la mort a un pouvoir sur toi
Si tu crois que ton corps est un poids
Si tu ne veux plus de cette vie-là
Je soignerai tes plaies

Si ceux que tu aimes veulent mourir
Si la guerre te fait vomir
Si tu ne peux plus voir la Terre souffrir
Pense à toi

Au-delà de la misère
Au-delà de la sécheresse
Au-delà du vide
Insondable
Je te relèverai

Si tu n’as personne à qui parler
Personne avec qui tout partager
Si personne ne voit cette beauté que tu caches
En toi
Hurle avec moi

Si le temps qui passe t’effraie
Si tu penses que personne ne t’aimera
Que tes rêves ne se réaliseront pas
Pleure dans mes bras

Au-delà de tes peurs
Au-delà de ta mémoire
Regarde en moi
Écoute ma voix
Cours avec moi

Auteure : Isabelle Dinckel

(Titre inspiré du livre « Femmes qui courent avec les loups » de Clarissa Pinkola Estes.)

femme-et-loup

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« Qui suis-je ? »  Une question qui a changé ma vie !

« Qui suis-je ? » Une question qui a changé ma vie !

Les thèmes de la liberté, de la réalisation et de l’éveil sont pour moi essentiels depuis longtemps. Cela me tient vraiment à cœur. Et pour cause… J’ai longtemps répondu aux attentes des autres, j’ai construit une carapace grosse comme moi, j’ai porté un masque pendant des années. Mes relations avec moi-même et les autres étaient vraiment complexes et insatisfaisantes. Je n’arrivais pas à être moi-même, libre, spontanée. J’ai expérimenté cela suffisamment longtemps pour réaliser que tout cela ne menait qu’au mal-être et au puits sans fond du désespoir.
Je me rappelle, j’avais 19 ans et je me suis posé cette question : « Mais qui suis-je ??? ». A l’époque je n’avais pas conscience de l’ampleur de cette question. Mais ça a commencé à faire bouger des choses. Et plus tard, j’ai tout mis en œuvre pour changer, me changer, pour m’épanouir, être heureuse, me connaître, savoir qui je suis, me réaliser, être LIBRE.
J’ai emprunté le chemin du bonheur depuis plusieurs années. J’ai vite eu l’intuition qu’une des clés essentielles pour s’épanouir comme une belle plante, était d’écouter, de me fier à ce que je ressentais. Au début, je pensais que cela parlait surtout de l’intuition, mais avec le temps, j’ai découvert que cela concernait également les sensations physiques, les émotions, les pensées. Tout ce que l’on SENT. Tout ce qui EST et qui nous traverse. Toutes ces précieuses informations qui nous aident mieux nous connaître, à cheminer vers le cœur de nous-même, vers qui nous sommes vraiment. J’ai compris, par l’expérience, qu’il est essentiel d’accueillir ce qui EST. C’est là qu’est l’authenticité : dire OUI à ce qui EST. C’est la clé. La clé nécessaire pour TRANSFORMER : « Oui il se passe ça, je sens ça, je ressens ça, ok, et maintenant, qu’est-ce que j’en fais ? ». C’est cela aussi prendre soin de soi.

 

Après bien des péripéties dignes d’un roman ? je peux dire aujourd’hui que je suis heureuse d’être là, sur cette Terre, humaine, si humaine, avec mes forces, mes failles, mes contradictions… et aussi, beaucoup d’amour. De plus en plus d’amour pour moi, telle que je suis, pour les autres, le monde et la vie, tel/les qu’ils/elles sont. C’est bon de prendre soin de soi. Pour soi et pour les autres. Plus on est bien avec soi-même, plus on rayonne, plus on en fait profiter les autres. C’est génial !
Aujourd’hui, je commence à vivre ma vie idéale. Mes relations avec moi-même et les autres sont plus fluides. Je vis de plus en plus ce qui me correspond vraiment. Je réalise mes rêves, à mon rythme. Je partage ce qui me tient à cœur. Je partage mes créations inspirantes, sur mon blog et sur Facebook (poèmes, contes, articles, vidéos…). Je fais des conférences. Je pratique le théâtre d’improvisation, magnifique école de vie. J’enseigne le théâtre, l’improvisation. J’accompagne, dans mon cabinet de Gestalt thérapie*, les personnes qui le souhaitent sur le chemin de l’épanouissement. J’anime des stages de développement personnel qui amènent les personnes au cœur d’elles-mêmes, vers la liberté, la réalisation, l’authenticité, la conscience, la bienveillance, la présence. Mes passions, ce qui me tient à cœur, prennent de plus en plus de place dans ma vie.
C’est impressionnant comme cette question « Mais qui suis-je ??? » a changé bien des choses dans ma vie. Cette question, et aussi tout ce que j’ai fait pour m’épanouir et me réaliser. Parce que c’est ça la réalité : le changement ne se fait pas en claquant des doigts. C’est tout un cheminement, ça prend du temps. Comme la graine d’arbre qui met des années à devenir arbre. C’est comme ça. Et ça peut paraître contradictoire, mais c’est ça qui est bon aussi. Le temps. Prendre le temps. OSER prendre le temps, dans ce monde où on a tendance à vouloir tout, tout de suite. OSER prendre son temps. S’autoriser ça. Le temps d’être soi <3

Auteure de l’article : Isabelle Dinckel.

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Et si vous vous réconciliez avec votre corps ?

Et si vous vous réconciliez avec votre corps ?

Nous vivons dans une société où nous avons tendance à ne pas tenir compte de notre corps. Corps oublié, corps jugé, corps rejeté, corps malmené même parfois. Pour différentes raisons, nous avons appris à nous couper de lui, à faire les choses sans tenir compte de lui, de ses besoins naturels, de ses limites. Et pourtant il est là. Il a des choses importantes à nous dire et beaucoup de bonheur à nous apporter.

Nous avons appris à nous couper de notre corps… Mais à quel prix ? Cette déconnexion nous fait vivre beaucoup de fatigue, de stress, de souffrances, de mal-être.
Et en même temps, si nous en sommes arrivés à nous couper de lui, c’est que ça n’a pas pu être autrement, et que c’était probablement mieux de faire ainsi, à une période de notre vie. Car cela se passe en général très tôt dans notre vie, dans notre enfance, et à cette époque, nous n’avons pu que subir et suivre les personnes qui nous servaient de modèle. C’était une question de survie.

Nous avons été influencés par notre famille, nos proches, l’école, la société. Les enfants captent tout. Ils ne sont pas en capacités de faire le tri. Ils entendent parler les adultes, ils sentent comment leurs proches sont en relation avec leurs corps, ils voient des publicités, ils entendent la façon de penser de leurs ami/es et camarades de classe. Et comme l’enfant a ce besoin essentiel de se sentir aimé et que, pour cela il va répondre aux attentes des autres, il va avoir tendance à adopter une certaine façon de penser et de se comporter, et il va avoir tendance à faire comme font les autres.
En famille, vous avez peut-être observé que maman / papa / un proche faisait des régimes pour « perdre du poids ». Et en même temps vous avez senti que c’était en réalité pour plaire. Ou vous avez peut-être observé que papa / maman ne se posait jamais. Qu’il ou elle était toujours en train de faire quelque chose. Ou peut-être qu’on vous a dit, quand vous étiez fatigué et que vous faisiez ce qui est naturel : vous reposer, on vous a dit : « T’es fainéant/e ! ». Ou un/e proche faisait beaucoup de sport pour être plus mince, plus beau/belle, pour plaire. Peut-être même qu’un/e proche a vécu de la chirurgie esthétique parce qu’une partie de son corps ne lui plaisait pas. Ou vous étiez dégoûté par un aliment, mais on vous a obligé à le manger. Ou vous n’aviez vraiment pas besoin de faire la sieste, bien que vous étiez un enfant, mais on vous a obligé à vous reposer pendant au moins 1h l’après-midi. Ou vous aviez besoin de beaucoup de sommeil, mais on ne vous accordait jamais de grasse mâtinée… Ou bien on vous a souvent dit, ou on a souvent dit à quelqu’un  : « T’es trop comme ceci (petit/e, « gros/se/maigre…) » ou « T’es pas assez comme cela (grand/e, mince, dynamique, sportif/ve ». Peut-être avez-vous été régulièrement frappés… etc, etc… toutes les fois où le corps (le votre ou celui d’un proche) a été critiqué, jugé, maltraité.
A l’école, au collège, vous avez peut-être été critiqué/e, jugé/e, insulté/e, voire rejeté/e, en lien avec votre apparence physique, votre corps, votre corpulence, votre tenue vestimentaire, votre style ou non-style, votre coiffure, vos lunettes… Ces expériences peuvent être très marquantes également.
Tout ce qui vous a fait vous sentir TROP comme ci ou PAS ASSEZ comme ça.
Et puis, il y a tout ce que l’enfant entend, tous les « il faut ». « Il faut travailler dur pour gagner sa vie », « Il faut être mince, beau, grand, musclé, sportif, dynamique… », « il faut manger ci, ça pour être en bonne santé », « il faut dormir 8h par nuit », « il faut manger à chaque repas », « A partir de 50 ans, c’est sur de trouver un travail »…
Tout ce que nous avons vu, entendu, capté nous a marqué, surtout quand ça a été répétitif. Nous avons suivi les modèles extérieurs. Nous avons pris tout ce que nous avons observé pour vérité vraie. Car les enfants, ces fabuleuses éponges, ont tendance à croire tout ce qu’on leur dit. C’est comme ça. Et ça s’est très probablement passé comme ça pour vous aussi.
Et aujourd’hui ?
On ne peut pas changer le passé, mais on peut agir dans le présent.
Aujourd’hui, nous n’avons plus besoin de suivre ces modèles. Nous pouvons intégrer une nouvelle façon de voir notre corps, une nouvelle façon d’être avec lui. Intégrer ce qui nous correspond ici et maintenant. C’est tout à fait possible. Et en même temps, cela s’apprend. Pour améliorer notre relation avec notre corps, renouer avec lui, il est bon de :
– accueillir honnêtement, et avec bienveillance, la vision qu’on a de son corps ;
– identifier les croyances et les peurs qui nous amènent à nous déconnecter de notre corps, à ne pas l’écouter, à ne pas l’aimer ;
– transformer ces croyances limitatives en de nouvelles croyances, plus ajustées pour soi, ici et maintenant ;
– s’ouvrir à une nouvelle vision de son corps, plus bienveillante ;
– apprendre à l’écouter et prendre soin de lui.

LES CROYANCES
Tout part de là. Nous avons grandit en vivant des expériences. Ces expériences nous ont amené à penser ci ou ça de notre corps. Et les pensées qui sont revenues très souvent se sont installées. Elles se sont transformées en croyances.
Quels types de croyances avons-nous sur notre corps ?
Cela dépend des personnes. Je vais en citer quelques-unes. Si certaines vous activent, si elles génèrent des émotions et/ou sensations physiques en vous, si elles font écho en vous, c’est que vous avez probablement adopté ces croyances.
ce n’est pas votre mental qui va vous permettre de les repérer. Aussi, vaut-il mieux lâcher votre mental pendant cet exercice. Ouvrez-vous à vos émotions et vos sensations corporelles. Ce sont elles qui vont vous aider à SENTIR.
Dire ces croyances tout haut et lentement vous aidera à SENTIR plus facilement.
Prêt ? Prête ?
C’est parti !

Pour plaire un homme/une femme, il faut être comme ci ou comme ça… (comment ?)
Pour plaire un homme/une femme, il faut être beau/belle
Ah si j’étais beau/ belle !
Je suis trop moche pour être aimé/e
Je ne peux pas être aimé/e si je n’ai pas un beau corps
Pour plaire à un homme/une femme, il faut être mince
Je suis trop gros/se pour être aimé/e
Pour plaire à un homme/une femme, il faut être musclé/e
Pour plaire à un homme/une femme, il faut avoir des tablettes de chocolat
Pour plaire il faut avoir de beaux/gros/petits seins
Pour plaire à un homme/une femme, il faut être gros/se
Je ne peux pas être aimé/e si je n’ai pas un beau visage
Il faut avoir le nez droit / fin / petit
C’est mieux d’être grand/e
Ah si j’étais grand/e !
Les talons, c’est classe !
Je suis plus en valeur avec des talons
Il faut souffrir pour être beau/belle
C’est mieux d’être petit/e
Ah si j’étais petit/e !
Il faut être séduisant/e
Il faut être séduisant/e pour trouver quelqu’un
Il faut être coiffé/e comme ci ou comme ça
Il faut être habillé/e comme ci ou comme ça

Je ne suis pas assez… (grand/e, mince, musclé/e… autre)
Il faut faire du sport
Il faut manger ci/ça
Il faut manger comme ci / comme ça
Il faut manger de tout
Il faut manger tout cuit
Il faut manger tout cru
Il faut manger de la viande
Il ne faut pas manger de viande
Il faut manger à chaque repas
Il faut manger 1/2/3/4/5/6/X fois par jour
Il faut manger à heures fixes
Il faut manger en grandes quantités
Il faut manger en petites quantités
Il faut dormir 5/6/7/8/9/X heures par nuit
Il faut dormir dans telle position
Il faut beaucoup travailler pour réussir
Il faut s’user jusqu’à l’os pour réussir
Si je me repose, que va t-on penser de moi ?
Si je me repose, on va penser que je suis fainéant/e
Si je me repose, on va me dire que je suis fainéant/e
C’est mal vu de faire la sieste
Il faut faire la sieste
Il faut être comme ci ou ça pour trouver un travail
il faut travailler dur pour gagner sa vie

Je suis trop vieux/vieille
Je suis trop vieux/vieille pour… (trouver un emploi / faire ce travail / plaire / autre…)
Je suis trop jeune
Je suis trop jeune pour… (trouver un emploi / faire ce travail / plaire / autre…)

La liste n’est pas exhaustive. Si des croyances, qui ne sont pas dans la liste, émergent jusqu’à votre conscience, c’est cadeau ! Elles osent se montrer. Accueillez-les avec bienveillance. Reconnaissez qu’elles vous ont servies jusque là. Merci. Mais aujourd’hui elles ne vous correspondent plus et c’est juste pour vous de les transformer en ce qu’il y a de mieux pour vous.

Il y a tout un chemin et tout un processus pour se réconcilier avec son corps, entrer davantage en amitié avec lui. Les prises de consciences et le repérage des croyances est un grand premier pas. Après, voyez ce que vous avez envie de faire de toutes ces croyances. Vous pouvez les transformer en croyance plus épanouissantes pour vous aujourd’hui. Il suffit de transformer vos croyance limitatives en croyances positives et affirmative (pas de négation dans la phrase car le cerveau ne les prend pas en compte.). Par exemple : « Il faut être mince pour être aimé/e » peut se transformer en : « Je peux être aimé/e tel/le que je suis » ou « Je suis très bien comme je suis ».

Je vous souhaite une belle route vers une belle relation avec votre corps. Une belle route vers toujours plus de liberté et d’authenticité !

 

Auteure : Isabelle Dinckel

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Pour tous les voyageurs

Pour tous les voyageurs

Les voyageurs sont partis sur les chemins rocailleux de la montagne
Avec, pour tout bagage, leurs vêtements et un sac à vider
Ils avaient, dans leur cœur, un parchemin blanc cassé
Pour les guider
Les cailloux ont abîmé leurs chaussures échancrées
Et ils ont fini à pied, sur le sol assoiffé
Les cailloux se sont souvent dérobés, longtemps ils ont marché
Le sac, lourd sur les épaules, le visage couvert de larmes de rage
Dans la montagne, les loups les ont attaqués, sans pitié
Ils avaient faim
Les voyageurs, effrayés, se sont cachés dans les grottes
Mais les grottes n’appartiennent à personne
Et les loups connaissent chaque recoin, les ont retrouvés
Ceux qui avaient peur ont pris les armes dans leurs sacs
Ils ont lutté, longtemps ils ont lutté
Pour rien car les loups n’abandonnent jamais, surtout quand ils ont faim
Alors les voyageurs, le parchemin dans la poche et le cœur sur la main,
Les ont apprivoisés
Ils leur ont donné ce qu’ils avaient oublié et que les loups leur ont rappelé
Les loups, rois de la montagne, ont mordu leurs sacs poussiéreux
Laissant s’échapper la poussière et les armes qui sont tombées
Une à une, tout au long du chemin
Les loups, rois de la montagne, les ont accompagnés et guidés
Les hommes les ont suivis, ils ont bien fait, ensemble ils ont chassé
Un matin, les loups se sont arrêtés et se sont transformés
En une jeune herbe duveteuse couverte de fleurs souples et d’arbres droits
Tous majestueux et pointant leurs sommets vers celui de la montagne
Les voyageurs ont caressé l’herbe qui est venue se coller sur leurs corps
De leurs dents affûtées, ils ont mordu la lanière de leurs sacs
Et de leurs yeux les ont brûlés
De joie, les hommes ont hurlé dans la montagne, avec la lune
Pour seul témoin
Des étoiles sont descendues et se sont glissées
Sous leurs pieds, léchant chaque plaie de leurs langues dorées
Elles ont caressé leurs cheveux, leur herbe duveteuse
Et les ont déposés sur un tapis d’argent
Le tapis s’est envolé, très haut il a dansé
Il a laissé, sur leurs visages ridés, la caresse du vent et la valeur des étoiles

 

Auteure : Isabelle Dinckel

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Mon corps, mon amour, ma bataille

Mon corps, mon amour, ma bataille

Tu sais,
Je n’ai pas fait exprès de te détester
ça s’est fait comme ça
De fil en aiguille
Je ne m’en suis pas rendue compte
J’étais une enfant
Je n’ai pas pu faire autrement
Je suis désolée
Tu peux me croire
Si j’avais pu
Je n’aurais pas laissé faire
J’aurais dit NON
J’aurais dit STOP
Mais j’étais une enfant
Je n’ai pas pu faire autrement
Sinon, j’aurais été éjectée du clan
C’était une question de survie
Alors j’ai dit oui
Tristesse
*
C’est tellement insidieux
La façon dont ça s’immisce
Toutes ces croyances
Toute cette haine
Du corps
De toi
J’ai tellement entendu
– Qu’il fallait être comme ci et comme ça
Pour être désirée, aimée
– Qu’il fallait manger ci ou ça
Pour être en bonne santé
– Qu’il fallait beaucoup travailler
Ne pas se poser, ne pas rêvasser
S’user jusqu’à l’os
– Se tenir bien droit
Ex cetera
Et surtout
Surtout
Ne pas se poser trop de questions
Ah ah !
*
Au secours ! Je n’arrive plus à respirer !
Ah ça ! Combien de fois tu as failli étouffer !
Je me souviens
J’ai cru mourir
*
J’ai appris à faire comme ça
A te malmener, ne pas t’écouter
A faire ce qu’il FALLAIT faire
A écouter les infos extérieures
Au lieu de sentir à l’intérieur
Que de peurs, que de douleurs !
J’ai voulu te contrôler
Je t’ai fait la guerre !
J’ai lutté contre toi
Contre la faim
Contre la satiété
Contre le repos
Contre mes élans
Contre ma nature
Et tout ça pour quoi ?
Pour répondre aux attentes des autres
Et ne surtout pas les déranger
Pour avoir une place
Dans ma famille, la société
Me sentir aimée
*
Oui, sauf que ça n’a pas fonctionné…
Pour moi, ça n’a pas fonctionné
Parce que jamais, jamais
A aucun moment
Je ne me suis sentie à ma place
En faisant comme ça
Et jamais, jamais
A aucun moment
Je ne me suis sentie
Profondément heureuse, épanouie
En accord avec moi-même
Bien dans moi
Bien dans toi,
Mon corps
*
Alors heureusement
De fil en aiguille
J’ai détricoté
Et re-tricoté un jour nouveau
ça a pris du temps
J’ai appris
Appris à t’aimer
A prendre soin de toi
A sentir
A t’écouter
A me sentir bien dans toi
J’apprends encore,
Mais c’est déjà bien !
Oui, ça nécessite des efforts, encore
Mais c’est déjà bien !
Et aujourd’hui
C’est différent
Je peux dire que je t’aime
Que tu es mon ami, ma maison, mon poème
Que je tiens à toi
Que je vise l’Unité
Avec toi
Toi et moi
Alliés, amis, unis
Pour la vie
Je souris

 

Auteure : Isabelle Dinckel

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Du soleil dans la grisaille, Zoé

Du soleil dans la grisaille, Zoé

Même au plus profond de la grisaille, il y a le soleil. Celui qui peut illuminer tout ce qui est.
Cette histoire, c’est celle de Zoé, je m’en vais vous la raconter.

Zoé vivait dans cette ville où tout était gris
Le jour, comme la nuit, tout était gris
Tout était grisaille
Tout était grisaille
Gris
Gris
Gris
Tout
Les murs, les murets, les portes, les fenêtres, la route, les voitures, les vélos, les badauds, les landaus, les poteaux…
Le béton, la ferraille, la grisaille
Le ciel, les nuages, l’entourage
Les vêtements, la peau, les visages
Mais ce n’était pas que ça
En fait, c’était plus important que ça
C’est sa vie à elle aussi
Qui était grise
Zoé

Elle se levait le matin
Oui
Mais pourquoi ?
Elle avait fait des études
Oui
Mais pourquoi ?
Après ses diplômes, elle est allée travailler
Oui
Mais pourquoi ?

Pour quoi ?
Pour manger, dormir, avoir un toit
Oui
Mais à part ça ???

Elle était là sur cette Terre
Oui
Mais pour quoi faire ?

Zoé se rendit compte à quel point sa vie était grise
Vide de sens
Pleine de cendre
La cendre de son oubli

Elle avait oublié son essentiel, son essence, son é-merveille, son âme, son soleil
Elle l’avait parqué/e dans un recoin d’elle-même
Là où, si elle voulait, elle ne l’entendrait plus jamais
Mais parfois
Son essentiel venait gratter à la porte
Une porte fermée
À trois doubles tours de clés
L’essentiel venait là et demandait :
« Ouvre-moi, ouvre-moi
S’il te plaît »
Parfois Zoé écoutait
Parfois Zoé entendait
Son âme qui se cassait les ongles, à force de gratter
Son âme qui pleurait
Son âme qui hurlait
De désespoir
Zoé ne supportait pas d’entendre cela
Alors elle repartait
Le plus loin possible de cet endroit plein de douleur
Un jour, elle dit à son âme
Ce qu’elle avait sur le cœur :
« Je suis désolée, j’ai peur
Je ne peux pas te laisser sortir
Qui sait ce qui va arriver ?
Qui sait ce que tu vas me faire faire ?
Ce que tu vas me demander ?
C’est dangereux !
Je ne peux pas !
Laisse-moi tranquille ! »
Alors son soleil lui répondit :
« Je comprends. Tu as peur.
Et si tu me laissais sortir, juste un petit peu ?
Pas tout entier/e, juste en partie
Juste ce que tu peux supporter
Pour l’instant
Et puis on peut voir ce que ça te fait vivre
Et si ça ne te convient pas, je reviendrai là, dans ce recoin.
Qu’est-ce que tu en dis ? »
Zoé n’avais jamais pensé à cela
Jamais elle n’avait imaginé
Qu’il était possible
De laisser sortir
Juste une partie de son é-merveille
Elle accepta :
« Juste une petite partie, hein ?
Tu as compris ?
Une toute petite petite partie ! »
Son essence promit
Elle ne sortit qu’une toute petite petite partie d’elle-même
C’était au moment où Zoé marchait sur le trottoir gris de la rue grise
Le long d’un mur gris
Et là,
À ce moment-ci,
Précis,
Zoé vit
Le long du mur gris
Sortant de l’interstice
Des fleurs couleur soleil
Des fleurs couleur é-merveille

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Zoé fut touchée au plus profond de son cœur
Par la beauté de ces petits soleils
Elle les remercia d’être là
Et d’embellir si bonnement ce petit bout de rue grise

À partir de ce jour-là,
Zoé remarqua les touches de couleurs et de lumière
Par-ci, par-là
Qu’il y avait dans sa ville
Et dans sa vie
Une petite fille avec une barrette rouge
Un collègue avec un crayon bleu
Une voisine avec la peau couleur sable doré
Un passant au sourire couleur bonheur gratuit

Zoé décida de laisser sortir son soleil
Un peu plus chaque jour
Puis encore un peu
Puis de plus en plus
Plus son essentiel prenait de la place
Plus Zoé voyait et sentait
Les couleurs et la beauté du monde
Plus elle trouvait le sourire
Plus ses yeux brillait
Plus elle se trouvait belle
Plus elle avait envie
De donner du sens à sa vie

Zoé se mit
Elle aussi
À apporter de la couleur et de la lumière
Dans sa vie et dans sa ville
À chaque fois qu’elle le pouvait
Elle offrait
Son sourire, sa joie, sa bonne humeur
Ses habits colorés
Une jolie pensée
Un bouquet des plus jolies fleurs
Qu’elle avait pu trouver
Un partage en grande sincérité

Aujourd’hui
Zoé a la peau couleur sable doré
Comme sa voisine Aimée
Toutes deux sont devenues amies
Et ont fait de leur quartier
Le quartier le plus lumineux et le plus coloré
De la ville
C’est un endroit très prisé
Aujourd’hui
Car c’est le quartier où les nuages
Arrivent le mieux à se dissiper
Et à laisser passer
Des rayons de soleil

On dit que bientôt
Le soleil passera complètement
Comme l’é-merveille de Zoé
Qui petit à petit
A pris sa place
Sa juste place
Sur son trône doré

Auteure du texte et de la photo des fleurs couleur soleil : Isabelle Dinckel

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